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Tome quatrième.
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LA CUISE MILITAIRE DANS TOUTE L’EUROPE.

à payer des rançons sous le titre dérisoire de dot.

Protecteur forcé de l’insurrection, Richard II s’efforced’organiser la tyrannie gibeline de la plèbe qu’il redoute,mais qu’il flatte comme les premiers Médicis. Il n’hésitepas à pousser son cheval au milieu des insurgés.Quand les lords parlent de les écraser, il les déclare sesenfants, les dérobe au massacre, plaide leur cause de-vant le parlement et leur religion devant Rome, à qui ilinterdit touteintrusion dansles bénéfices vacants. Anna,sa femme, est appelée la bonne reine. La princesse deGalles favorise, dit-on , la réforme de Wiclelf. Mais cetriomphe qui bouleverse l’ancienne Angleterre ne sertqu’à inaugurer le droit de la plèbe, et, après avoir ac-compli sa mission, le roi tombe sous la tyrannie oppo-séedu parlement,dit l’impitoyable,sous le gouvernementdes onze inquisiteurs dirigés par le duc de Glocester,et enfin Henri IV de Lancastre règne à la tête du par-lement. Quoique son fils traîne sa jeunesse dans lestavernes de Londres au milieu d’une popularité plé-béienne, en lui succédant il congédie ses compagnonsde débauche, il devient l’homme de l’aristocratie, leTitus du sénat britannique, le prescripteur des 20,000Lollards insurgés, et des vieux chefs réduits à deman-der la décomposition du sol, pour éviter la décisionprépondérante de la capitale, qui les écrase de sonpoids économique. Tout le mouvement hérétique expire,refoulé dans les points excentriques de Galles, Yorck,Kent et Essex.

Cependantlaliquidation n’est point épuisée tant qu’onne détermine pas les confins de l’Angleterre, et il s’agitde savoir si l’île est assezriche pour garder ses conquêtessur le continent, pour étouffer le rayonnement de Pariset pour renouveler tous les ans la victoire d’Azincourt.