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Tome quatrième.
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LA CRISE MILITAIRE DANS TOUTE I.’eUROPE. 145

Sous une autre forme, la même révolution visite lePortugal, à la cinquième année du grand schisme, quandle peuple s’indigne contre la régente Lianor Tellez, etpénètre dans le palais royal à suite de don Juan Mestred’Aviz, frère du feu roi. Avec don Juan, la vieille mon-archie se régénère, la régente détrônée disparaît, lesprétendants sont battus, l’enthousiasme transporte lessoldats du nouveau chef, qui s’appellent les soldats del’amour : ils mettent en déroute l’armée castillane, troisfois plus nombreuse, et en 1415 la crise est finie. Lesfils de don Juan deviennent les génies tutélaires duPortugal; avec eux on prend Ceuta, on découvre Ma-dère, on occupe le groupe des Açores, on explore lacôte d’Afrique. Les ordalies disparaissent, la magies’efface, et la poésie nationale s’en dédommage par lanavigation féerique de Yascode Gaina, qui double le capdes 'Tempêtes, et voit les merveilles de l’Inde offertesau commerce et à l’épée des Portugais.

Nous avons vu que, dans son élévation, le Dane-mark monarchique et unitaire avait absorbé les deuxroyaumes libres et fédéraux de la Suède et de la Nor-vège, pour constituer le royaume de Gothie sous laSémiramisdu Nord. Aux jours de la misère, cette unitéambitieuse, fictive et contradictoire, essuye le feu duSl-eswig et du Holstein, qui reviennent à l’attaque; de laligue hanséalique, qui faillit dissoudre la monarchie, etde l'insurrection des paysans suédois, outrés contre desjuges qui les pendaient aux cheminées et attelaient leursfemmes enceintes aux voitures. La Suède a ses Ciompi,son van Tuileur, Inglebert, et tandis qu’elle repousse ladomination antipathique des Danois, le Danemark lui-même, ne voulant plus d’un roi qui s’absente pour ré-gner an loin, dépose Eric VIL en 1439. Enfin ce drame

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T. IV.