Ht) LA CRISE MILITAIRE DANS TOUTE l’eURORH.
se dénoue en 1448 avec une double solution, l’une dela Suède, trop fière pour accepter le règne des Danois;l’autre du Danemark, trop petit pour s’étendre enSuède. Le premier des deux royaumes devient indé-pendant avec les Inglebert, les Bondes et les Slures ; lesecond, rentré dans les limites de son expansion natu-relle, peut garder la Norvège, le Sleswig et le Holstein,trop faibles pour se suffire à eux-mêmes. L’acte par le-quel les deux duchés du Sleswig et du Holstein se sou-mettaient à Copenhague nous les montre dans l’attitudequ’ils gardent encore aujourd’hui, avec'eurs prétentionsélectorales, révolutionnaires et germaniques, et avec desfranchises si explicitement réservées qu’elles reprodui-sent les détails minutieux des soumissions italiennes.
Ce sont les mêmes catastrophes et les mêmes solu-tions dans les régions slaves, où les monarchies guelfesde la Hongrie et de la Pologne et la monarchie gibelinede la Russie doivent arriver chacune dans leur proprepériphérie à leur dernière liquidation. Ainsi la vieilleHongrie chancelle dès 1382, à la mort de Louis I er , etson opposition gibeline appelle Charles Duras contre leroi fœtus, au sexe inconnu, qui dort encore dans le seinde la veuve royale Elisabeth. Quand la cour égorgeDuras, Harvat se lève à la tête des Croates, ces ciompide la Slavie,qui continuent l’insurrection au nom de lamisère. Le roi Marie, auquel une fiction légale donnele sexe masculin, tombe entre leurs mains; Harvat lecharge de chaînes, et on ne sait quelle serait l’issue oul’horreur de la république hongroise, si Sigismond deBrandebourg n’arrivait pas avec le rôle d’un condot-tiere pour délivrer l’idole royale, l’épouser et régner lesabre à la main, au milieu de péripéties qui nous lemontrent tour à tour dans une prison ou sur le trône.