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Tome quatrième.
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152 LÀ CRISE MILITAIRE )>ANS TOUTE l’eUROPE.

ainsi à l’avance des décisions prises contre la majoritédes votants qui étaient presque tous unitaires, Pourles esprits candides, plus de doutes, c’en était fait del’antique unité.

Mais il n’était pas dans la destinée que la nacelle desaint Pierre sombrât au moment où tous les rois se sau-vaient avec les multitudes, et par un mouvement su-blime de grandeur et géométrique de précision, leshommes de l’Eglise s’emparèrent de toutes les hérésiesde la misère, en étalèrent l’absurdité théologique, le ri-dicule philosophique, la folle barbarie et le danger so-cial, et surtout y montrèrent les premières étincellesd’un incendie universel qui aurait bientôt dévoré tousles docteurs et tous les rois protecteurs des libertés etdes réformes. Dès lors, le principe de l’unité prévalut,d’abord au nom de la foi, peu à peu au nom du pape; lesthéologiens les plus récalcitrants se trouvèrent ensuiteamenés à persécuter les hérétiques avec le plus d’achar-nement, dans le stupide espoir de triompher dès qu’ilsauraient tué l’allié qui leur donnait de l’importance.Bientôt le faux libéralisme de l’Eglise gallicane avortacomplètement; ses pitoyables hardiesses n’aboutirentqu’à donner le rôle de juge inquisiteur et d’assassinlégal au maladroit Gerson, et enfin les ultramontainsfirent brûler Jean Huss et Jérôme de Prague, de lamain de ces gallicans qui criaient à la réforme, et decet empereur Sigismond qui, dans sa loyauté militaire,voulait au moins écouter la voix de tous les peuplesinsurgés. Les nouvelles tentatives d’une réforme ortho-doxe et française échouèrent dans le ridicule du conci-liabule de Bâle et de cette papauté savoyarde que nousavons vue adoptée par quelques intrigants pour tenirtête à la monarchie romaine, et les nouveaux papes