LA LUISE MILITAIRE U ANS TOUTE L'EUROPE. toi
rois, c'est qu’ils représentent la raison dernière despeuples régénérés et rétablis dans leurs centres. Désor-mais l’artillerie protège à jamais le rayonnement deParis conlreDijon, de Londres contre Yorck, de Madridcontre la fédération espagnole, ou de Moscou contre laa ic-ille Novgorod.
Nous avons déjà vu comment la grande monarchiede l’Eglise résumait le mouvement universel, commentelle avait ses plébéiens insurgés qui la scindaient dansles deux papautés de Rome et d’Avignon, comment elleéLait parvenue à travers le concile de Pise, espèce d’in-termède républicain , à la nomination d’un troisièmepontife condottiere campé à Bologne. Au nouveauconcile de Constance, nouvel intermède républicain,l’Eglise unitaire de Grégoire VII se voyait enfin mena-cée d’une catastrophe définitive. En effet, non-seu-lement elle était attaquée par l’hérésie germanique,par les clameurs des hussites et par les doctrines deYVicleff; même les orthodoxes se révoltaient contrel’ancienne Eglise, incapable de maintenir l’unité duconclave. On ne parlait que de ses scandales, de sesimmixtions impudentes, de son incorrigible vénalité,de la nécessité de lui opposer une Eglise fédérale et dela soumettre à des réformes, dans l’intérêt de tous lespeuples. La France, qui avait déjà parlé la première dese soustraire aux deux chefs de Rome et d’Avignon,trônait dans le nouveau concile de Constance, où lesdocteurs de l’université de Paris, en proposant de ren-verser les trois papes issus des vieux conclaves, vou-laient que le nouveau pontife fût réellement l’élu d’uneEglise fédérale, et que le catholicisme fût complétemen lréformé. Bien plus, au moment des délibérations, ilsfaisaient déjà admettre le vole par nations, en s’assurant