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Tome quatrième.
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LA RESTAURATION PONTIFICALE ET IMPERIALE (1 49 i-1M l 2). J G1

descente étrangère? Et si on y recourait, n’était-il paségalement contradictoire de pousser les Médicis et d’au-tres sans doute à résister à cette France que l'on ap-pelait? Très-habile dans les détails, très-heureux dansle maniement des intrigues détachées, Louis le More,qui décidait la descente française et qui, par un prodiged’adresse, entraînait l’empereur dans sa politique, tour-nait dans un cercle vicieux de roueries où toutes lesforces mises en mouvement et opposées les unes auxautres se déplaçaient pour créer une confusion artifi-cielle sans promettre aucun résultat excepté celui de laruine certaine de la fédération italienne et du sei-gneur même de Milan, qui en était l’un des membresles plus intéressés.

En effet, les succès de Charles VIII dépassent les pré-visions les plus exagérées. A Chieri, il est reçu par lesovations de la noblesse milanaise et proclamé défenseurdes dames; à Milan, son artillerie manœuvre avec uneprécision qui fait pâlir Louis le More; à Pavie, sa cour-toisie légère et terrible le pousse à rendre visite aujeune (iuc Galéas, malade dans son lit, et veillé parIsabelle qui plaide sa cause a genoux; à Ast, le ducd’Orléans s’aperçoit qu'il est chez lui et se rappelle quel’hérédité de Valentine Visconti lui donne le duché deMilan. Personne ne résiste au roi, qui s’avance vers lemilieu de l’Italie. Pierre des Médicis lui livre une moi-tié de l’Etat; Florence, qui chasse Pierre des Médicis,lui paye 20,000 florins, en cachant sous un bon mol deGino Capponi sa déférence réelle pour le chef de tousles guelfes et l’allié de son ancienne république; Pise,révoltée contre Florence, reçoit la liberté de Charles,qui ne tient compte d’aucun droit ni d’aucune alliance;le pape, atterré, s’empresse de capituler, en livrant

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T. IV.