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Tome quatrième.
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LA DÉCADENCE DANS LES VILLES.

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de Louis XII n’est que le règne des Guasco, anciens guel-fes aux prises avec les gibelins, et enfin expulsésen 1512à la déroute des Fi ançais. — Plaisance nous montre unBartolo, voleur de grand chemin, gracieusement réin-tégré par Louis XII, qui lui trouve les mérites d’unguelfe; et quand la ligue gibeline triomphe, en 1512,la ville s’empresse de nommer quatre censeurs pourveiller sur les grands chemins, de peur de voir paraî-tre un Bartolo gibelin : précaution inutile ! PierreScotti de Busio, brigand de nature et gibelin de cir-constance, se présente à la tête de ce parti, et massa-cre pêle-mêle les guelfes qu’il rencontre dans les rues,les poursuit dans les maisons, même dans les églises;les gibelins de la campagne se soulèvent à leur tour,et quand Jules II s’empare de Plaisance, Malvicino, l’undes quatre censeurs nommés pour empêcher le brigan-dage, finit ses jours à la potence. — Dans la localitésubalterne d’Ossola, les Spilorci et les Ferrari revien-nent au combat; et les premiers, favorisés par les acci-dents du sol, retardent de dix ans la réintégration gibe-line des Sforza. —La Valteline profite de la guerredes deux sectes pour se détacher de Milan qui la sacri-fiait à Como,et pour s’unir aux Grisons qui assurent sonindépendance. — Après bieu des luttes, des combats,des troubles et des meurtres, le canton Tessin guelfe àLugano et gibelin hBellinzona arrive à la solution gibe-line avec celte dernière ville, qui le détache de Milan etle donne aux Suisses d’Uri.Partout les chroniques lom-bardes foisonnent de détails qui accusent d’insolence,de rapacité et d’extravagance la tyrannie guelfe etfrançaise, pour aboutir a l’invariable conséquencede la tyrannie gibeline avec la sanction de Rome etde Vienne.