LA DÉCADENCE DANS LES VILLES.
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sans ces deux moteurs de toutes les révolutions ita-liennes? Puisque la France réveille les guelfes, c’estpartout aux gibelins de la chasser.
Nous avons vu Louis le More étonné de l’agilité del’artillerie française,froissé par l’étourderie compromet-tante de Charles VIII, alarmé par les rapides conquêtesde la puissance qu’il avait appelée, et forcé d’improviserla ligue italienne contre sa trop redoutable alliée. Endéfinitive, qui le forçait à ce revirement? L’agitationguelfe qui, d’après Mallipieri, l’obligeait à se réfugierdans son château : là, il devenait gibelin ; de là il don-nait l’ordre d’empoisonner son neveu ; la ligue de 1484.qu’il renouvelait n’était plus impartiale, et, s’il régnaitencore sur Milan, c’est qu’il la protégeait comme chefdes gibelins. Mallipieri ne parle pas des deux sectes queMilan avait oubliées; Cagnola , en finissant sa chroni-que, en 1497, les passe encore sous silence ; maisCorioqui arrive jusqu’en 1500 ne peut s’empêcher de lesrappeler, et, quoiqu’elles soient loin de ses préoccupa-tions classiques, sa minutieuse diligence le force à lesmentionner. Sous Louis XII, l’hypocrisie même del’impartialité s’efface : Prato écrit comme un guelfedu xm e siècle, heureux d’une descente française quiaurait renversé un Visconti au profit de la bourgeoi-sie des Torriani, et cette bourgeoisie, relevée parJ.-J. Trivulce, devient si puissante que la restaurationde Jules II ne la réprime que par une irruption gibe-line, et parle gouvernement tyrannique de MaximilienSforza, réduit à lancer la plèbe contre le peuple, à con-fier à la basse multitude les clefs de la ville et à traquerles contribuables comme des bêtes fauves, en coupantles ponts pour exiger l’impôt. — Le mouvement de lacapitale du duché se répété à Alexandrie où le règne