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Tome quatrième.
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LA DÉCADENCE DANS LES VILLES.

rations aristocratiques du sénat; ils battent Finsurrec-tion de Fieschi, dans la rivière d’Orienl ; ils achètent etretrournent contre lui le condottiere que, d’accord avecle sénat et les Français, il lançait sur la république ;ils se ruent sur les palais des nobles qui s’efforcaientd’opposer la magistrature de quatre bourgeois aux Huitde la plèbe, et la multitude des paysans, accourant ausecours de la démocratie civique, tous les riches pâlis-sent, Gênes présente l’apparence d’une ville saccagée.Bientôt ce désordre devient de l’héroïsme, quandLouis Xll marche sur Gênes en personne; on voit alorsque les palais, le luxe, le faste, la grandeur extérieureet éblouissante de Gênes reposent entièrement sur ceshommes enguenilles,aupied ferme en montagne et surles flots, à l’invincible flexibilité au milieu des orages,aux élans merveilleux , dans les moments les plus dé-sespérés de la vie. Transformés soudainement en sol-dats, ils nomment doge, Paolo de Nom, teinturieren soieries, lui donnent une garde de cinq cents hom-mes qui le protège contre le poignard des nobles, et ilscontiennent les riches, battent les Français dans unesortie, obtiennent tous les succès que le courage et lasagesse pouvaient espérer contre la plus redoutable desarmées et ne cèdent qu’à des forces supérieures. Maisla victoire de Louis XII est celle d’un tyran qui fait pen-dre le doge de la plèbe, et qui livre les emplois moitiéaux nobles, moitié au peuple, en haine de la multitudeet à sa défaite Jean Fregoso s’empare de Gênes, auxapplaudissements de tout le monde. Fieschi, l’hommedes Français, tombe poignardé, au sortir du grand con-seil; les Adorai, qui avaient rivalisé avec les Fieschipour trahir la patrie s’enfuient, et la république, pavoi-sée aux couleurs gibelines se dresse fière et indépen-