LA DÉCADENCE DANS LES VILLES.
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danle sur sa base naturelle et sur le plan tracé par ledoge teinturier pendu par le roi.
Mais la domination française, qui était un dommagepour les plébéiens, dans l’enceinte de Gênes, devenaitun avantage pour la république, dans sa colonie de laCorse où le drapeau de Louis XII enlevait tout espoiraux insurrections guelfes et nationales de la régiontransmontaine. On conçoit donc que les riches de Gèness’attachassent aux Français qui les protégeaient contreles tentatives des insulaires. Rassurée par l’appui de laFrance, la Banque de Saint-Georges réprimait Jean-Paul de Leca, qui paraissait, en 1501, à la tête des Ca-porali, et l’obligeait à se réfugier de nouveau en Sar-daigne, chassé à jamais d’un pays où ses ancêtres a vaien trégné cinq cents ans; Ranuceio de la Rocca ne renou-velait l’insurrection, en 1502, que pour provoquer uneaffreuse dévastation où la Banque rasait Cinamaccie,dispersait les habitants de Niolo et mettait en piècesceux de Talabo, sans épargner ni les femmes ni les en-fants. La terreur se répandait dans les cabanes, les bois,les campagnes, où les Génois de la république des richesarrachaient jusqu’aux arbres de la terre ; des peinesatroces, mêlées de négociations avares et de générositéscalculées, portaient le découragement à tel point que,après deux tentatives où Ranuceio saisissait inutilementl’occasion de la révolte génoise contre la France, il périten 1511, assassiné par des paysans qui voulaient sedélivrer pour toujours du danger de lui donner un asileau milieu des bois. La France étant expulsée de l’Italie,la Corse, dont l’indépendance était toujours guelfe,féodale et rétrograde, se trouva rattachée à la républi-que gibeline par la région gibeline et cismontaine.
Si l’influence française portait le démembrement à