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Tome quatrième.
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LA DÉCADENCE DANS LES VILLES.

paralysie momentanée dans le moment de cette invasionqui lasoumcttait au règne des bourgeois. Pise, insurgéeet protégée par Charles VIII,ne redevenait-elle pas gibe-line pour renouveler, pendant dix ans, l’ancienne hos-tilité contre la petite Home de la Toscane ? — A l’insti-gation d’Alexandre VI, Arezzo imitait, en 1502, larébellion de Pise, et quand les Florentins la repre-naient, grâce au bon plaisir de Louis XII, ils l’écrasaientcomme s’ils étaient revenus au xm« siècle, à tel pointque, d’après Alberti, la ville restait presque vide d’ha-bitants. — Pistoie se déchirait par les Cancellieri et lesPanciatichi, — San-Sepolcro par les Pichi et les Gra-ziani, — tout l’État reculait en même temps que lacapitale, et partout ce recul, c’était la guerre gibelineet même l’ancienne guerre municipale contre Florence.

Sienne, encore en république, profitait de la détressede sa rivale pour faire un pas en avant, en passant dela république à la seigneurie, et à la seconde descentedes Français, en 1499, Pandolphe Pétrucci tuait Nico-las Borghesi, son beau-père et son adversaire, et il mé-nageait ainsi à sa ville natale les bienfaits du pouvoirabsolu. Tant que dura l’influence française, sa domi-nation s’étendit, il s’allia avec César Borgia, ennemides Florentins, et s’il fut momentanément supplantépar son allié, il n’eut qu’à attendre sa chute pour ren-trer comme le chef d’une dynastie exilée avec l’indé-pendance. Mais le jour où Jules II chassa les Français*la prospérité de Sienne cessa soudain, et les Pétrucci,monarques, sous le faux jour d’un incendie qu’ilsavaient [iris pour le soleil, retombaient promptementdans leur obscurité primitive.

L’impartialité, atteinte pendant la crise des condot-tieri, s’efface avec la même rapidité à Mirandola, où