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Tome quatrième.
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LA DÉCADENCE DANS LES VILLES.

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les seigneuries guelfes de Bologne, Pérouse et Ferrare.Ici elle devint un fléau, parce que les Vénitiens, en s’as-sociant à Louis XII pour le partage du duché de Milan,répétèrent la faute de Louis le More et s’engagèrentà une conquête unitaire, non-seulement contre la fé-dération italienne, mais aussi bien contre la Franceelle-même, devenue voisine et par conséquent enne-mie. Sans se douter de leur faute, aux premiers joursde la descente ils s’étendent entre l’Oglio et l’Adda.Uncondottiere leur vend Crémone; un ministre corrompuleur livre Riinini; bientôt l’exarchat leur appartientpresqu’en entier : ils entament ainsi à droite et à gau-che les deux Italies de l’empire et de la donation,tandis que Trani et d’autres ports napolitains ac-cueillent leurs avant-gardes dans le royaume de Naples,où ils disputent le sol à la domination espagnole. Cesimprudents succès décident le pape, l’empereur, l’Es-pagne et la France à se réunir dans la ligue de Cam-brai pour écraser cette république qui se présentedésormais comme une résurrection bâtarde et sour-noise du royaume de Didier. La France, papiste detradition et rivale, puisqu’elle remplaçait les Visconli àMilan , remporte sa célèbre victoire de Vailà. MaisVenise n’a qu’à imiter la volte-face de Louis XII, et àla compléter en renonçant à toute velléité unitaire pourse trouver au pôle opposé du monde politique, avec lepape, l’empereur et l’Espagne, avec la fédération ita-lienne, et en général avec tous les intérêts de la chré-tienté tournée contre la France mise elle-même dansl’isolement faible et provocateur des anciens rois lon-gobards. Rien de plus naturel : puisque Louis XIItrahit, on le déserte ; puisqu’il attaque, on se défend;dès qu’il devient irrésistible par la fougue fran-