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DERNIERS MOUVEMENTS DANS LES VILLES.
sur l’étranger, sur les Médicis, sur les papes, et mêmesur les Espagnols qu’elle jugea ennemis de la républi-que, oubliant qu’ils l’établissaient à Gênes, et qu’elleaccusa de tyrannie sans se douter qu’en supprimantleur résistance gibeline une dévotion illimitée eutabruti les compatriotes des Frateschi. — Sans les Médi-cis, Florence n’aurait su ni reprendre Arezzo, qui sedonnait à l’empire, en 1529; ni contenir Pistoie, qui re-nouvelait sa féroce anarchie; ni contenir Pise, l’anti-que rivale, si hère dans son insurrection que, lors-qu’elle était réprimée ses citoyens l’abandonnaient, desorte qu’elle restait, d’après le géographe italien : « mi-« serabile spectacolo a tutti quelli che la vedeano. «Dou-teriez-vous de la prospérité, du bonheur de Florence,rachetée par les gibelins? Regardez Sienne, destinéeà périr, puisque la ville de Fiorino s’étend sur toutela Toscane; elle ne peut garder ses seigneurs, lesPétrucci, qui l’amenaient à la cacophonie de répéter leparti gibelin de sa rivale; elle est héroïque en pureperte, l’année du sac de Rome, quand voyant la républi-que et les guelfes dans la cité qu’elle combat, elle écrasechez elle l’association guelfe des Neuf, enfantée dèsl’ère des tyrans; enfin, quand la seigneurie gibeline serétablit chez ses ennemis, elle revient aux guelfes, sefonde sur la France, et déchoit à jamais.
Au milieu de la mortelle tranquillité qui se propage,les vieilles batailles de Rologne se réduisent à des coupsde poignard qui marquent les diverses dates de cettepériode. Un coup guelfe emporte, en 1517, HerculeMarescotti, qui avait rasé le grand palais des Bentivo-glio; la hache gibeline du bourreau coupe, en 1527, latête d’Agamemnon Marescotti qui voulait réintégrer lesBentivoglio ; à l’époque du couronnement de Charles-