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Tome quatrième.
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DERNIERS MOUVEMENTS DANS LES VILLES.

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Quint, un Gozzadini se livrait au passetemps guelfede tuer quelques Espagnols, le soir, dans la rue, répon-dant à Leyva : que si Milan fabriquait des épingles,Bologne fabriquait des couteaux.—A Reggio, un autreGozzadini, protonotaire apostolique, tombe frappé devingt-cinq coups de poignard par le comte Bebbio, gibe-lin, qui s’empare de la ville; — A Imola, au contraire,ce sont les Sassatelli, gibelins, qui succombent à unmassacre. — Parmi ces vicissitudes amoindries, lesVarrano de Camerino, qui nous ont donné de si splen-dides tragédies, ne nous montrent plus qu’un préten-dant gibelin, enfilé à Rome dans un lournebroche, etplus tard le soulèvement inutile d’un bâtard contre larégence. — La maison de Savoie, obscurément fran-çaise dans la période des Charles VIII et de Louis XII,devient espagnole sous l’Espagne, grâce à la facilitéqu’elle a de se tenir sur l’un ou sur l’autre de sesdeux pieds, à Chambéry ou à Turin, et elle en est récom-pensée en sortant de la crise avec soixante-quinze locali-tés prises au Montferrat.—La petite ville de Chiéri donneà son tour une idée de l’assoupissement moderne qui sepropage par la paix qui, signée en 1533, éteint les guelfeset les gibelins désormais décidés à renoncer à jamais auxinimitiés du moyen âge. — Rome elle-même se calmepour toujours : c’est le poison, ce n’est pas la guerrecivile qui emporte Léon X; et les irruptions des Colonna,en 1526, et du Bourbon, l’année suivante, sont plutôtdes mouvements militaires déterminés par la politiqueextérieure que des mouvements d’une guerre inté-rieure. Que si on voulait les considérer comme desmouvements intérieurs, ces gibelins qui marchent àla tête des armées espagnoles, ces Colonna qui tien-nent à leur merci le pontife, ces lansquenets du Bour-