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UERNIF.RS MOUVEMENTS HANS LES VILLES.
bon qui viennent dans la ville éternelle y apporter ladérision de tontes ses cérémonies religieuses, ces Alle-mands, déjà luthériens, qui tournent en ridicule lepape et ses cardinaux et traitent très-familièrement leDieu guelfe dans ses églises, quels que soient les archi-tectes, les peintres et les sculpteurs de l’idolâtrie catho-lique; enfin ces mêmes Colonna, naguère si terribles etréduits à l’état de simples sujets après le couronne-ment de Bologne, attestent la métamorphose qui faitpasser soudainement le saint-siège de l’ère des révolu-tions d’Italie à celle des réactions conservatrices contrele progrès européen.
Dans les autres villes des Etats romains, les partis necombattent que pour faire leur dernière protestationcontre le progrès de la centralisation de Rome. Eneffet, c’était déjà pénible de renoncer à la république,de se contenter de l’administration municipale, de dis-simuler les orages traditionnels, en présence des vicai-res, des gouverneurs, de ces despotes subalternes quivenaient donner des ordres incompris, et en appa-rence bizarres, à de grands conseils jusque-là souve-rains, ou à des grands à peine domptés par leurs sei-gneurs indigènes. Mais pouvait-on accepter de plein grél’humiliation nouvelle imposée par les nouveaux papes,à l’imitation des Médicis, sur Prato ou Volterra? Les guel-fes profitaient donc des descentes françaises pour s’in-surger; le peuple, mécontent et froissé, leur donnaitlibre carrière; les convulsions de l’antique indépen-dance troublaient une dernière fois la paix, et alors onvoyait éclore une dernière série de tragédies, avantd’arriver à la solution des centralisations modernessous le patronage unitaire de l’Espagne.
Ainsi, sous la pression de Jules II, Rimini s’agite à