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Tome quatrième.
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280 LES RÉVOLUTIONS DANS LES CHRONIQUES.

une dissidence,une scission, uneimplacable subdivisionsur tous les points de l’Italie.

La guerre civile fut si forte que presque toutes lesvilles lui fournirent quelques notes, et nous trouvons àReggio le «Memoriale potestatum» simple et barbare ; —à Modène, les «Annales veteres, » annales de l’anarchie;—àFerrare, le«Chronieon parvum (1310), » pièce gibe-line, saisissante de lucidité dramatique; —à Parme,le « Chronicon Parmense, » de 1038 à 1309;— à Plai-sance, le «Chronicon Placentinum, » œuvre guelfe quiarrive jusqu’en 1235, et suivie de la chronique gibeline,« De Rebus gestis, » qui finit en 1284. —Le « Chroni-con Cremonense (1096-1232) » contient les annales dupodestat; — Ogerio Alfieri et Guillaume Ventura racon-tent les guerres civiles d’Ast; le second, qui est hommede parti, voyageur, observateur, doué de cette sagesseorageuse qu’on acquiert au milieu des combats et desexils, prononce des mots si accentués qu’ils restent,comme des feux nocturnes, au milieu de cette époqueoù les chroniqueurs ne daignent pas toujours compterles expulsions qui se succèdent par centaines. —Pisloie,la terre des noirs et des blancs, nous fait connaître, parsa chronique de 1300 à 1348, toute une affreuse histoirede guet-apens et de coups de couteau, où l’anarchieperfide, rustique, avinée, épouvantable, coule des caba-rets et des écuries sur la place publique en laissant unsicaire à tout coin de rue. — Mais plus l’empire s’efface,plus les chroniques comprennent l’histoire des villesvoisines; les traditions diverses des inunicipes com-mencent à s’entrelacer, et ce ne sont plus des Alle-mands qui embrassent la fédération pontificale et im-périale, mais des Italiens : Richard de Saint-Germain,pour l’ère du podestat; Riccobaldo de Ferrare et Pip-