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LES RÉVOLUTIONS DANS LES CHRONIQUES.
pino de Bologne, pour les guelfes et les gibelins dugrand interrègne; Ferreto de Yicence pour les tyransqui triomphent; Albert Mussato pour la malheureusetentative de l’empereur contre les tyrans. Enfin «,1'Iteritalicum » de l’évêque de Botronte porte le dernier coupà l’empire en dénombrant une à une les fautes deHenri YII qui tombe à la merci de Philippe de Savoie,de Mathieu Visconti, de Bonacolsi de Mantoue, des Scalade Vérone, de Correggio de Parme, de tous les tyransqu’il avait dessein de combattre.
Quand les seigneurs remplacent les tyrans, chaqueseigneurie nous présente encore des documents exacte-ment proportionnels à sa destinée. Le sort du Midi n’estplus digne d’envie : nous ne sommes plus aux jours desbatailles où le choc de deux royaumes, de Naples et dePalerme, couvrait de son terrible retentissement lestumultes de la Lombardie et de la Toscane; nous nesommes plus au temps où les citoyens de Sienne ou deFlorence, de Vérone ou de Milan, s’empressaient de seplacer sous le patronage de l’une ou de l’autre Sicile.Par conséquent, le continent du Midi ne produit plusque des historiens grossiers, insignifiants, bornés à desscènes détachées où l'on voit les trahisons qui rendentimpartiale la dynastie angevine. —La Sicile déchoit àson tour, et ses efforts désespérés pour réconcilier lesdeux sectes se. révèlentà peine dans le« Chronicon Sicu-lum » (f 320-1328)et chez Spéciale (1282-1337). — Au con-traire, Milan se relève, s’étend, reconquiert et surpassesa prépondérance de l’ère des évêques, et Cermenatedessine le tableau de la grande trahison qui établit l’im-partialité des Visconti; Qalvano Fiamma le rattache aupassé dans ses pages colorées; Azario en montre l’ave-nir avec sa prose claire et limpide ; les « Annales ano-