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Tome quatrième.
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LES RÉVOLUTIONS DANS LES CHRONIQUES. . 317

aux solides, les images aux objets; des mirages flottentdans les airs, et un jour le jugement dernier, le paradiset l’enfer viennent s’abattre ciselés sur la façade de la ca-thédrale d’Orcieto, un autre jour, le pontife régnant, Ho-norius IV, laisse son visage sur la slatue du mausoléede saint Grégoire X. Benoît IX semble encore vivantdans la statue de son tombeau de Pérouse, et la tête d’ar-gent de saint Donat d’Arezzo et celle de saint Zanobide Florence montrent un nouveau prodige de l’art. Maisle plus grand des prodiges c’est l’apparition de la pein-ture moderne, qui recueille les plus poétiques imagesde l’époque et les rend sur des surfaces aplanies plusvivantes que le relief de la sculpture. Les figures infor-mes, pitoyables, impossibles de l’école byzantine s’effa-cent devant les personnages que dessine la main intel-ligente de Civnabué, dont les têtes se font admirer parl’énergie, et les vieillards par la sublimité du carac-tère. Ses tableaux se développent par des conceptionshistoriques, et concordent avec les chroniques des ty-rans où la masse anonyme et les courtes indicationsdes temps antérieurs laissent passer des guerriers quilèvent enfin leur visière, et des personnages qui dépo-sent leur casque de fer. Au reste, les héros de Cimabuésont l’enfant Jésus, les anges du ciel et saint Françoisd’Assise, qui flotte entre l’ange et l’enfant.

L’ère des seigneurs projette ses images malicieusessur les arts: les Malatesta, les Pollenta, les Visconti, lesCastracani, les Tarlati demandent de nouveaux chefs-d’œuvre, ni guelfes, ni gibelins, et les artistes répondentà l’attente en traduisant les progrès de la raison contreDieu dans leurs surfaces colorées. Plus de formes hiéra-tiques, plus de lignes mystérieusement traditionnelles.Giotto fait oublier Cimabué. Les mains roides, les pieds