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Tome quatrième.
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l’italie pendant la révolution protestante. 33r»chambre, de grand matin, dans la rue, par les froids lesplus rigoureux de l’hiver, il prend les serfs sous saprotection, Charles-Quint pour modèle, le catholi-cisme pour base, et il veut régner par l’amour enDanemark, et par la terreur en Suède et en Norvège.Mais il ne peut tenir dans cette horrible contradic-tion qui le rend un Néron à Stockolm et un Titusà Copenhague : le protestantisme refuse d’accepter sonabsolutisme démagogique; le catholicisme ne peut leprotéger ni contre l’insurrection de Gustave Vasa, nicontre l’agitation de l’Allemagne; et après avoir con-quis la réputation d’un monstre, il tombe comme MarieStuart, et sa patrie déchoit à jamais. Mais il fautl’enchaîner dans sa prison, le murer pendant douzeans dans la tour de Sonderbourg, le garder dans les ferspendant les derniers vingt-sept ans de sa vie : car lesserfs le regrettent, le Néron du nord est idolâtré parles plébéiens de l’antique capitale de la Gothie, et sonrival, Frédéric Holstein, ne règne qu’en chef d’un fé-déralisme dissolvant, en allié de l’Allemagne et de laSuède, en ami de tous les ennemis de la patrie, en pro-tecteur des nobles auxquels, dès le premier jour, ilrend le droit de vie et de mort sur la classe des paysans.Son successeur, Christian III, loyal, humain, le meil-leur des princes, le monarque le plus respectueux pourles formes républicaines, ne parvient à s’imposer qu’a-près une longue guerre où le royaume faillit succom-ber à Lubeck; la capitale ne l’accepte qu’après unerésistance désespérée, et, en achevant la révolutionprotestante il confirme l’éternelle decheance du Dane-mark à moitié désarmé devant le double fédéralismegermanique et Scandinave.

Cependant cette période idéale de la révolution reli-