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Tome quatrième.
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l’italie pendant la re'volution protestante. 347

écrasés par l’Espagne et perdront la domination de laToscane, et Côme des Médicis, nommé duc, étouffel’anarcliie avant qu’elle puisse se propager. Sous lui,les villes subalternes obéissent; la féroce Pistoie plie| le genou; ses guelfes eux-mêmes doivent bénir lenouveau duc, car, à la mort d’Alexandre, ilsavaient dû sauter du haut des remparts pour fuir lamort qui, d’ailleurs, les poursuivait dans la campagne.A Cavinana, le commissaire florentin n’avait pu lesarracher au massacre, et, dans une nouvelle lutteentre les Bracciolini et les Brunozzi, les derniers avaienttous succombé. Enfin Sienne, devenue guelfe par néces-sité, et française par désespoir, se trouve dans l’impos-sibilité de garder son indépendance militaire qui tenaiten échec les descendants de Fiorino. En vain, aux ap-proches de la mort surpasse-t-elle son antique héroïsme;en vain étonne-t-elle la Toscane et Montluc chargéde la défendre; en vain trois mille femmes pren-f nent les armes sous les ordres du général français;[ en vain l’avarice espagnole et l’avidité pontificale| veulent un instant s’emparer de la plus belle ago-nisante qu’eût vu le ciel de la Toscane. Sienne tombesous Florence; l’odieux maître de Santa-Fiora, qu’elle| avait combattu pendant des siècles, la garrotte aunom de Côme ; trente-qualre mille de ses habi-tants se condamnent à l’exil, plutôt que de rester lesmuets témoins de tant d’humiliation, et au bout dequinze ans, en 1360, la trop heureuse Florence lesécrase enfin dans leur dernier asile de Montalcino,où iis avaient improvisé une république, et trompéleurs douleurs inconsolables en rêvant, sous le feude l’artillerie, la liberté consulaire et les tyrans du| vieux temps. Plus tard, érigée en grand-duché, la