l’italie pendant les réactions religieuses.
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rétablit plus glorieuse que jamais la révolution deHenri VIII contre une dynastie qui avait voulu la sacri-fier à l’ambition de l’Espagne et aux intrigues de laFrance.
Si la réaction arrive en Allemagne avec Wallenstein,en Suisse avec la ligue d’or, en Hollande avec un régi-cide, en Angleterre avec les Stuart, dans la région gla-cée de la Suède on la voit poindre le jour où Jeanrenverse le roi Erik le fou, son frère. Lettré, théolo-gien, dissimulé, habile à donner à de perfides équivo-ques l’apparence d’une incertitude personnelle, maride Catherine Jagellon catholique de religion, ami desjésuites qu’il protégeait de toutes ses forces, jusqu’à lesintroduire dans l’université comme de bons protes-tants , il appuie la noblesse contre les paysans; et enimaginant une fausse messe, avec une liturgie de tran-sition, il s'efforce de tromper la foi de la nation. Appeléà régner en même temps sur la Pologne, en sa qua-lité de dévot, il accorde aux nobles l’indépendancequasi-souveraine des statuts de Colmar. Sigismond,son fils, également roi de Pologne et mari d’une Autri-chienne, ne fait rien sans consulter le cardinal-légat etson confesseur. Mais en 1598, Charles IX le détrôneenfin, massacre ses partisans, et une armée permanente,un Code improvisé, le commerce étendu attestent ladélivrance de la Suède. Plus tard, lorsque Gustave-Adolphe, pieux héritier de cette libération religieuse, latransporte en Allemagne, il en recueille pour son peu-ple les possessions germaniques de la Poméranie, deVeimar, Rugen et Brême, confirmées par le traité deWestphalie.—Si la réaction se montre à peine dans leroyaume rival du Danemark, c’est que la révolution yfait défaut. De là, l’indécision de cet État, également