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Tome quatrième.
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l’italie pendant les réactions religieuses. 389mine une excommunication , mais, tranquille et sou-riante, la république se confie à sa tradition byzantinequi lui apprend à mépriser les clameurs cléricales. Elleintime donc au clergé de continuer ses fonctions en dé-pit de l’Église; elle laisse partir les capucins et les jésui-tes, Fra Paolo Sarpi défend le sénat avec une plume sisavante et si profane qu’elle semble respecter la foi parpure complaisance pour l’aveuglement de la plèbe et laquerelle assoupie par la médiation de la France laissel’État avec son indépendance indécise entre l’antiquesuperstition et des éclairs d’une lumière supérieure à lacrédule liberté des protestants. En 1618 un nouvel oragemenace la république, une mystérieuse conspirationfomentée par l’Espagne en ébranle les fondements;mais le ciel ne cesse pas de protéger le sénat qui faitpendre ou noyer cinq cents conspirateurs, sans procès,sans explications, sans permettre d’en parler, si ce n’estpour remercier Dieu d’avoir sauvé la patrie. A ce prix lapatrie est réellement sauvée, et cette fois elle se placetellement au-dessus des anciennes appréhensions qu’en1628, l’an des réformes de Gênes et de Lucques,personnene se rend à l'élection pour renouveler le conseil desDix. On ne veut plus de ce gouvernement occulte, quirend impuissant ou illégal tout le gouvernement, et surune motion de Nani, le terrible conseil, réduit aux pro-portions d’un tribunal, cesse de régner sur le Grand-Conseil, de paralyser les ordres du sénat, et d’attarderVenise dans l’ère des seigneuries, comme si elle avaitencore à craindre les guelfes de Padoue et les gibelinsde Vérone.

Un fléau pour Gênes et pour Milan, la maison deSavoie fait le bonheur des Piémontais, et, en traver-sant quelques jours de réaction, elle découvre la for-