LTTALIE
PENDANT les REACTIONS RELIGIEUSES.
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tropoles militaires, l’une gibeline, l’autre guelfe, ettoutes deux absorbées par Rome, sans que personnene s’en soucie fortifient le développement des grandscentres romains, d’après le plan des sept mille révolu-tions italiennes.
La littérature se ressent de la fainéantise politiquequi gagne la nation ; les trophées du siècle de Léon Xs’éloignent à vue d’œil ; chaque année voit croître desgénérations vulgaires, incapables de tenir la plume deMachiavel. Personne ne reproduit la période pleine etcorrecte de Casa, la description ample et perçantede Guicciardini. La prose s’alourdit; la stance lucidede l’Arioste s’obscurcit; le Tasse lui-même a le tortde vivre trop longtemps, de vieillir au milieu d’uneatmosphère troublée , en présence de physionomiesassombries par les soucis de la lutte entre les deuxpôles opposés du monde chrétien. Et non-seulementson épopée perd l’entrain du Roland, l’insouciancedes condottieri, l’inépuisable invention des aventures,l’interminable variété du roman ; non-seulement ellese montre sérieuse, attristée, localisée en terre sainte,dans le cadre, dans la prison de Charlemagne ; de plus,comme l’Italie tente désormais d’être conservatrice,hostile à l’innovation, ennemie de toute témérité,de toute révolution, l’infortuné poète finit par redou-ter son propre génie, se demande compte de sa har-diesse, de sa naïveté, de sa spontanéité, descend duPégase pour répondre à la critique, à la censure, à l’en-vie, à la malveillance, à l’ignorance d’une société quise guindé, se ride, s’irrite; et la Jérusalem délivréedevient la Jérusalem conquise ; des chants admira-bles subissent le contrôle d’une correction qui leurinflige des cicatrices; des vers simples et naturels