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Tome quatrième.
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L’ITALIE PENDANT LE SIECLE DE LOUIS XIV. 437

rête tout à coup, et après le traité de Westphalie les190 auteurs de l’ère antérieure ne trouvent plus quequarante-quatre continuateurs où la verve cesse, leslieux communs abondent, le catholicisme se perd enabominables platitudes, et le droit moderne éclairequelques hommes sans leur conserver le privilège desconceptions hardies et nouvelles qui assuraient une der-nière supériorité aux politiques de l’époque de Charles-Quint et de Wallenstein. Grégoire Leti esquisse des ta-bleaux historiques avec la facilité de Salvator Rosa soncontemporain : personne ne l’égale dans le maniementde la satire romaine; ses dialogues de Pasquin etde Marforio, ses indiscrétions mordantes sur les mœursdu conclave, son regard dédaigneux qui pénètre commeun rayon dans l’antre de la curie romaine où l’or-gueil, l’avarice et la luxure semblent les fruits sponta-nés de la tiare, du célibat et de la messe, tous ses ou-vrages que la facilité de l’impromptu amnistie, et quisubjuguent par leur entrain continuel, ne sortent pasun instantdu cercle de l’épigramme orthodoxe. Comazzi,qui dicte d’abondance une politique exposée d’après lestextes de la Bible, s'arrête sans cesse au moment où ilest près de devenir piquant en déduisant de Moïse, deJésus-Christ et des apôtres les maximes les plus risquéesde Machiavel. Doria de Naples remplace la raison d’Étatpar une raison plus épurée, et vaincu par la grâcedu platonisme il ne conçoit plus l’utile en dehorsde la justice, mais en s’élevant il perd la terre sansgagner le ciel. Cette inutile littérature décourage l’his-torien et le laisserait sans espoir, n’étaient Machia-vel, Campanella, Bruno, Vanini, Galilée, le Tasse,l’Arioste, qui rassurent les contemporains de Louis XIV;car si personne ne se présente pour les surpasser, ils