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Tome quatrième.
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•438 l’itahe pendant le siècle de louis xiv.semblent toutefois dire à la nouvelle génération queleur actualité n’est point épuisée, que l’Italie n’a pasà désespérer de ses forces, que la doctrine acerbe deHobbes, les contradictions savantes de Leibnitz, l’éclatde Bossuet, l’éblouissement du Paradis de Milton et unefoule de merveilles, ne sont ni aussi supérieures ni aussinécessaires qu’on le proclame, et que pour le momenton peut en laisser l’imitation à des littérateurs sub-alternes ou à des poètes d’occasion en attendant lejour où la nation se développera d’après sa propretradition.

On se borne donc à écarter l’influence espagnole etses splendides exagérations où le ciel semblait n’êtrefait que pour servir de dais aux grandesses de pre-mière classe. La correction du classicisme et l’élé-gance mesurée du temps de Léon X écartent le fauxbrillant des concetli, moins pour reproduire l’éclat dela renaissance que pour faire table rase et rendre l’Ita-lie à elle même. Des écrivains médiocres, des prédica-teurs encore plus médiocres, des pédants distingués,des quasi poètes, des prosateurs indigents, bref deshommes plus studieux qu’inspirés, plus diligentsqu’heureux, plus méritoires que séduisants, se succèdentavec l’avantage négatif de ne plus relever de Madrid,dussent-ils n’être que des copistes de cette partie de lalittérature du XVI e siècle qui copiait à son tour l’anti-quité au détriment de l’élan italien.

Cela suffit pour que l’insurrection des patois quiavaient détrôné la littérature nationale cesse tout àcoup. Gênes et Padoue n’offrent plus aucun poète,Lotti de Bologne n’égale ni ses devanciers ni la vervedu docteur ; en Sicile, Selvaggio paraît seul étoufféde commentaires ; Naples ne produit que le petit re-