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Tome quatrième.
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l’italie fendant le siècle de louis xiv. 439cueil de Sgruttendio, pêle-mêle de hurlements lyri-ques, de hoquets avinés, de fougue animale, d’entrainordurier, qui s’éteint bientôt comme Masaniello pourcéder le triomphe à la langue qui écrase le pa-tois. Le Vénitien lui-même ne peut plus continuerses chants amoureux et fantasques, où la fièvre desfêtes et la sensualité de l’amour faisaient quelque-fois vibrer des cordes d’une tendresse capricieuse ;Bona et Beldati nous montrent assez qu’une influencesérieuse intimide le joyeux dialecte et le laisse s’évaporeren termes bizarres sur la folie du monde, la sagesse dela Vierge et l’attrait de Vénus. Enfin Milan, qui s’obstineà idolâtrer son patois, se noyé à son tour dans le cou-rant italien et son Maggi, en concentrant ses efforts poé-tiques sur la figure de Meneghino et sur des mœurs vul-gaires, résiste avec peine à la nation et à la langue quienvahit ses comédies jusqu’à en accabler les admirablesrôles rédigés en milanais. Enfin la comédie de l’art, quavait résumé dans ses prodigieuses improvisations tousles dialectes insurgés et personnifiés dans leurs typesd’Arlequin, de Polichinelle de Beltrame, de Pantalon etd’une foule de masques traditionnels se trouve atteinteparla faiblesse des littératures municipales, et, sous l'in-fluence de la restauration nationale, elle perd ses rôles,ses réparties, ses facéties, ses culbutes, ses mascarades,ses pièces, ses acteurs qui avaient fait les délices de lagénération antérieure. Ses impromptus deviennent plusdifficiles devant un public plus exigeant, ses acteurs sevoient forcés d’écrire une partie de leurs rôles, ses chefsdes troupes ne savent plus répondre à l’attente de lafoule ou trop vulgaire ou trop exigeante, et les canevasempruntés à Corneille ou à Racine rebutent trop rude-ment les tentatives pour continuer un art qui avait vécu