'> 0-1 lT'TAUE pendant i.a révolution FRANÇAISE.
le mot : ltalia fa da se, le replongeait dans le néantpar son nouvel arrêt : Votre guerre contre l’Autri-che est une guerre fratricide. Ces paroles arrêtèrentles multitudes , désarmèrent les insurgés, isolèrentles volontaires obstinés au combat, et un invisible fris-son fit tournevirer les esprits en sens inverse de l’im-pulsion nationale. Les croyants virent le fratricidedans les fidèles poussés contre d’autres fidèles au nomdu père qui voulait les réunir; dans la religion retour-née contre ses tendances universelles pour fomenterdes haines nationales; dans la tentative du roi pourfonder un royaume contre l’Église, et enfin dans lecombat contre les Allemands qui relevaient l’unité im-périale, combat qui provoquait un schisme à la place- d’une renaissance carlovingienne et d’un concordatdigne de l’ignorance générale. La multitude qu’onavait lancée à la suite des évêques sentit confusément lefratricide dans la sinistre activité des nobles pourconstituer des gouvernements en dehors de ses idées, àcontre-sens de ses souffrances, et plutôt contre le bien quecontre le mal de l’Autriche : l’impassible commerce sentitégalement le fratricide dans les villes tournées contre lesvilles pour fonderie royaume; dans laguerre oblique duPiémont qui transformait la libération en une conquêteintérieure; dans les intrigues de cette guerre qui enta-mait les centres romains àMilan parBreseiaetCrémone;àModène par Reggio; à Venise par Rovigo, Padoue,Vi-cence et Trévise ; à Naples par Païenne; en Toscane parPise, Sienne et Livourne, en sorte que toute la fédéra-tion désorganisée allait disparaître sous le brouillardfactice de Fiesole, Certaldo, Seprio et la Martesana,et en général des villages attardés et des nobles, tous,depuis l’an mil, allies naturels du Piémont. Partout