l’jïalif, pendant la révolution française. oOole fratricide se dessinait à grands traits, et les combat-tants, revenus du délire de Pie IX, s'aperçurent tout acoup qu’ils étaient sans amis, sans religion, et que deslueurs de science, ou d’incrédulité, ou d’une révo-lution depuis deux ans toujours insultée au nomde la foi, ne formaient qu’un arianisme impuissant,un mystère inutile, une vile imposture, très-dan-gereuse entre des populations catholiques, et l’em-pire en combustion. Effrayés de voir l’aigle à deuxtêtes constamment attachée aux tours de Vérone etde Mantoue si funestes aux rois, livrés au démon dela politique,forcés de l’évoquer malgré eux, ils l’enten-dirent répondre à haute voix que l’Italie c’était le Pié-mont, que le Piémont c’était le roi, que tout le mondedevait se sacrifier à cet homme, et que le roi de Naples,le grand-duc de Toscane et tous les princes étaient tenusde le seconder de leurs troupes, quoique, loin de cher-cher leur alliance, il méditât leur spoliation. Alors lescombattants se demandèrent avec une sorte de désespoirsi au moins cette majesté quasi napoléonienne savaitenchaîner la victoire à son char, si sa conduite de 1821et ses fusillades ordonnées à Gênes, à Alexandrie et àChambéry en 1831, ne couvraient pas les calculs d’unemystérieuse libération, et s’il avait découvert un cheminsouterrain pour arriver à la lumière à travers les ténè-bres. Hélas! ils le virent, emporté par l’aristocratie,poser une à une les conditions d’une inévitable défaite :l’isolement, le silence, le renvoi des Suisses, le méprisdes volontaires, le dédain pour les insurrectionsqui éten-daient son royaume, et jusqu’à l’ordre formel de vaqueraux soinsde l’agriculture sans aucun souci des batailles.Le mot de trahison vola donc dans les rangs, dispersales soldats, et battu à Villafranca, encore vaincu à No-
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