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A la mémoire du baron Nicolas-François de Bachmann An-der-Letz / [Emanuel Friedrich von Fischer]
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de même dun travail soutenu, qui exige, dun côté, des moyens phy-siques, usés chez moi par lage et les infirmités, de lautre, desconnaissances qui me manquent, et que le zèle ne remplace pas.

Veuillez donc, Monsieur le landammann, apprécier ces seulsmotifs de mon refus; veuillez en être linterprète auprès du ministregénéral, et vous convaincre lun et lautre, quil nest dicté par au-cune arrière-pensée, ni par aucun sentiment qui puisse mériter votreimprobation. Je reconnais au contraire, que le bonheur de notrecommune patrie dépend dun parfait accord, dune union sincère, deloubli de tout ce qui la troublé, du zèle, delà bonne volonté et desefforts réunis de tous ceux qui sont capables de la servir et de coo-pérer au retour de lordre.

Je me réjouis en conséquence avec les vrais amis de ma patrie devoir entre les mains de votre Excellence les rênes du gouvernementdans le moment d dépend sa félicité future. Votre Excellenceédifiera ceux, qui sont encore dans lerreur, elle ramènera à elle et auxbons principes les malveillans, elle détruira légarement de lespritrévolutionnaire, elle ralliera tous les partis à lautel de la patrie, ilsy brûleront le même encens, ils y feront le sacrifice de toutes leurspassions. La pierre angulaire est posée ; votre Excellence conduirahabilement lédifice jusquà son faite, et elle trouvera ensuite la ré-compense de tous scs travaux dans la reconnaissance de ses concito-yens , dans leur amour et dans le bonheur quelle leur a procuré.

Puissiez-vous, Monsieur le landammann, eu être témoin un grandnombre dannées. Je le contemplerai avec délice de ma retraite,mais avec les plus vifs regrets davoir été hors détat dy coopérer, ethumilié de l'insuffisance de mes moyens.

Votre Excellence me permettra encore de me féliciter de ce quecette occasion me procure lavantage de lui exprimer mes sentimensdamour pour la patrie, ainsi que ceux de la haute considération et duprofond respect, avec lequel jai lhonneur dêtre de V. E. le très-humble, etc. etc.

N». 20.

A la haute diète J'èdêràle.

Messieurs ,

Après une longue carrière dont je puis me rappeler tous les ins-tans avec la satisfaction que donne la conscience dune bonne volontéet dune intention fidèle, je croyais passer le reste de mes jours dans