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de même d’un travail soutenu, qui exige, d’un côté, des moyens phy-siques, usés chez moi par l’age et les infirmités, de l’autre, desconnaissances qui me manquent, et que le zèle ne remplace pas.
Veuillez donc, Monsieur le landammann, apprécier ces seulsmotifs de mon refus; veuillez en être l’interprète auprès du ministregénéral, et vous convaincre l’un et l’autre, qu’il n’est dicté par au-cune arrière-pensée, ni par aucun sentiment qui puisse mériter votreimprobation. Je reconnais au contraire, que le bonheur de notrecommune patrie dépend d’un parfait accord, d’une union sincère, del’oubli de tout ce qui l’a troublé, du zèle, delà bonne volonté et desefforts réunis de tous ceux qui sont capables de la servir et de coo-pérer au retour de l’ordre.
Je me réjouis en conséquence avec les vrais amis de ma patrie devoir entre les mains de votre Excellence les rênes du gouvernementdans le moment d’où dépend sa félicité future. Votre Excellenceédifiera ceux, qui sont encore dans l’erreur, elle ramènera à elle et auxbons principes les malveillans, elle détruira l’égarement de l’espritrévolutionnaire, elle ralliera tous les partis à l’autel de la patrie, ilsy brûleront le même encens, ils y feront le sacrifice de toutes leurspassions. La pierre angulaire est posée ; votre Excellence conduirahabilement l’édifice jusqu’à son faite, et elle trouvera ensuite la ré-compense de tous scs travaux dans la reconnaissance de ses concito-yens , dans leur amour et dans le bonheur qu’elle leur a procuré.
Puissiez-vous, Monsieur le landammann, eu être témoin un grandnombre d’années. Je le contemplerai avec délice de ma retraite,mais avec les plus vifs regrets d’avoir été hors d’état d’y coopérer, ethumilié de l'insuffisance de mes moyens.
Votre Excellence me permettra encore de me féliciter de ce quecette occasion me procure l’avantage de lui exprimer mes sentimensd’amour pour la patrie, ainsi que ceux de la haute considération et duprofond respect, avec lequel j’ai l’honneur d’être de V. E. le très-humble, etc. etc.
N». 20.
A la haute diète J'èdêràle.
Messieurs ,
Après une longue carrière dont je puis me rappeler tous les ins-tans avec la satisfaction que donne la conscience d’une bonne volontéet d’une intention fidèle, je croyais passer le reste de mes jours dans