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ties to have flood in the line of one of it’soperations; intended perhaps for some wi-se purpose, and the benefit of future gene-rations (a) .
The Campagna felix, that delicious andfertile Spot , Misenum , Baia , Puzzuoli ,the delight of so many Emperors, and Ro-man Chiefs, whose beauties have been ce-bebrated by so many Poets ; Pausilipo ,whose charming scenes inspired Virgil’s mu-se , and the delightfull situation of Naplesit self, all have been produced , and owethe beauty , and variety of their sceneryto such a seeming destruction .
I speak with greater confidence, since Ihave had the pleasure of accompanyingMonsieur de Saussure , Professor of naturalHistory at Geneva, and shewing him eve-ry one of my observations , on the spotsthemselves , when that Learned Philoso-pher, whose modesty, talents , and greatexperience are so well known, agreed per-fectly
(a) Monsieur de Saussure aster having given proofs ofthe formation of calcarious rocks from a deposition of seashells ( in a letter he wrote me lately on the subject ofthe soil of many parts of Italy ) makes this reflexion ,which I relate in his own Words. „ There is a constant„ consumption of air and water which abandoning their„ fluid form, change into solids , for , fays he, the sub-„ stance of corals and shells is a calcarious earth , and„ modern chymists have proved , that calcarious earths„ and stones, contain more than half their weight of the-„ fe two elements : this water and this air thus combined,, can not get free, but by the the decomposition of the bo-„ dies, into which they have enter’d. Now calcarious sto-„ nes do not decompose of themselves , the impression„ of the air may separate them, water may carry them„ off, or combine them with other bodies , and by that„ means occasion them to take a thousand and a thou-„ thousand different forms, but still they can not decora-,, pose them. Acids indeed may set free the fixed air ,
„ that is contained in calcarious earth, but can not fepe-„ rate the water, which is united with it : fire alone is„ capable of operating that decomposition , and of setting3, free at the same time both the water, and the air con-3, fined in that earth, and it must be a very violent fire,
3 , carried even to the point of vitrification, for if it onlyB , reduced it to lime, that lime wou’d by degrees repump„ from the atmosphere those elements , which it had been„ robbed of. May not this be one of the uses of subterra-„ neous fires ? may they not be destined to break the too,, strong union , which marine animals establish be twee»
„ the earth, and the elements of water and air , and by„ this means give back to nature these two fluids, without„ which our globe wou’d become a barren desert ? Is it„ for this great end, that Volcanos have been so multi-„ plied, and seem to run successively over the wole Sur-,, face of the globe ? I do not know even if the Volca-„ nos wou’d suffice to establish a perfect compensation ,
„ and I am rather led to think , that the waters of our„ globe have long suffer d, and continue to fussier a con-„ stant diminution-
té de ces Villes de sêtre tfouvêes dans la li-gne if une de ces grandes operations , dont lebut etoit sûrement pour le bien , & pour Iin-tent des generations futures (a).
La Campanie ( Campania fslice ), ce paisdélicieux & fertile , Mis erne , Bdie , Putjuo-li , les delices de tant cf Empereurs & Gé-néraux Romains , & dont Us beautés ont ètêcélébrées par tant de Poètes ; Pau/ilipe dontles scènes charmantes inspirèrent la muse deVirgile y la superbe situation de Naples même ytout cela a été produits & doit fa beauté &la 'variété de ses sites à de pareilles dejìru-Hions apparentes .
Je parle avec plus de confiance depuis quef at eu le plaisir <f accompagner Monsieur deSaussure Professeur cs Hisloire naturelle à Ge-neve , & de lui montrer toutes mes remarquesfur l es lUux mêmes y Ce Sauvant Philosophe ,dont la modestie , les talens , & la grande ex-perience font fi bien connues , fut parfaitementíf accord avec moy fur /’ opinion de V origine
Vol-
(a) Monsieur de Saussure aprés avoir donné des preuves dela formation des rochers calcaires par la depojition des coquillagesmarins ( dans une lettre qu il m écrivit dernierement fur leSol de plusieurs parties de f Italie) fait cette reflexion , queje repete en propres termes. „ II se sait me consommation con «„ timelle , & considerable d' eau , & d ’ air qui abandonnent/„ leur forme fluide pour se changer en solides : Car la matte-„ re des coraux , & coquillages , est une terre calcaire , & vous„ staves , Monsieur y que les Chimistes modernes ont démontré„ que les terres , & les pierres calcaires contiennent plus que la„ moitié de leurs poids de ces deux Element . Cette eau y &,, cet air ainsi combinés ne peuvent fe dégager que par la dè.„ composition des corps y dans lesquels ils font entrés . Or la,, pierre calcaire ne fe décomposé pomt d elle même .* les inju-yy res de Pair peuvent bien la diviser , les eaux peuvent f en-,, trainer y la dissoudre , la mêler avec s autres corps , & luiyy faire ainsi revetir mille & mille formes differentes , mats,, elles ne peuvent point la decomposer . Les acides peuvent à,, la vérité degager fair fixe , que contient la terre calcaire ,yy mais ils ne peuvent point en séparer l eau qui lui est unie.yy Le feu seul est capable d'opérer cette decomposition , & deyy degager à la fois, seau , & s air emprisonnés dans cette„ terre / il faut même un feu três violent f & qui aille jus.yy ques à la •vitrification , car s il ne faifoit que la réduireyy en chaux , elle repomperoit peu à peu dans satmofphere lesyy Elements dont elle auroìt été privée . Seroit ce là un desy, usages des feux souterrains ? feroient ils destinés à rompre fyy union trop forte , que les animaux marins .établi fient entrey, la terre , Ù“ les Elements de seau , & de s air , & à ren•yy dre ainsi à la nature ces deux fluides fans lesquels nôtre glo-,, be deviendroit sterile & desert ? est ce pour cette grande„ fin, que les Volcans ont ètê si fort multipliés y & qu ils fem-„ blent parcourir successivement toute la surface du Globe ? jeyy ne fiais même pas fi les Volcans suffisent pour établir uney, compensation parfaite ; & je suis plustôt porté à eroire que\y les eaux de notre Globe ont souffert depuis les tems les plus re-„ cul es , & souffrent encore aujomdbm une diminution cent),yy nuelle .