Convent the night os the 24th , and pas-sed the next morning in observing the ra-
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ra-vage
'volt salts cette terrible eruption fur le richepais Piémont ois . La lave sortit dans une Vi-gne
• tin? Catania in the island qf Sicily, was an eye-witness„ of'that dreadful spectacle ; together with a more parti-„ cular narrative of the same , as it is collected out of3 , the several relations sent from Catania ; published by„ authority , Printed by T. Newcomb , in the Savoy ,
3 ) ïÓÚÇ* 33 . , .
„ I accepted, fays the author, p. 38, the invitation of„ the Bishop of Catania, to stay a day with him , that„ so I might be the better able to inform Your Majesty„ of that extraordinary fire, which comes from Mount Gi-„ hello, fifteen miles distant from that City , which , for itss , horridnefs in the aspect, far the vast quantity thereof„ ( for it is fifteen miles in length , and seven in breadth ),„ for its monstrous devastation and quick progress, may be„ termed an inundation of fire, a flood of fire , cinders ,,, and burning stones , burning with that rage as to ad-,, vance into the sea fix hundred yards, and that to a mi-„ le in breadth , which I saw ; and that which did aug-„ ment my admiration was, to fee in the sea this matter„ like ragged rocks, burning in four fathoms water, two„ fathoms higher than the sea itself , some parts liquid,„ and throwing off not with great violence , the stones„ about it , which , like a crust of a vast bigness , and„ red hot, fell into the sea every moment in some place„ or other, causing a great and horrible noise , fmoak ,„ and hilling in the sea ; and that more and more coming„ after it, making a firm foundation in the sea itself . I„ stayed there from nine a clock on Saturday morning, toseven next morning ; „ ( this must have been towardsthe middle or latter end of April ; ) „ and this mountain,, of fire and stones with cinders had advanced into the„ sea twenty yards at least in several places ; in the mid-„ die of this fire , which burnt in the sea , it hath formed„ like to a river , with its banks on each side very steepand craggy, and in this channel moves the greatest quantityof this fire, which is the most liquid, with stones of thefame composition , and cinders all red hot, swimming uponthe fire of a great magnitude - from this a river of siredoth proceed under the great mass of the stones, whichare generally three fathoms high all over the country,, were it burns, and in other places much more . There„ are secret conduits or rivulets of this liquid matter ,„ which communicates fire and heat into all parts moreor less, and melts the stones and cinders by fits in tho-3 , fe places where it toucheth them, over and over again*,, where it meets with roks or houses of the fame matter,, ( as many are ) , they melt and go away with the fi-,, re * where they find other compositions, they turn them,, to lime or ashes ( as I am informed ) . The composi-’’ tion of this fire, stones, and cinders, are sulphur , ni-,, tre , quicksilver, sal ammoniac, lead , iron , brass , and„ all other metals. It moves not regularly, nor constant-ly down hill * * in some places it hath made the val-
„ lies,
,, plus particulière de la même eruption receuillie de plu/ieurs,, autres relations envoyées de Catane , publiées par autorité„ & imprimées par T. Newcomb dans le Savoy en 1669 -
,, J’ ai accepté , dit fauteur, page 38 , t invitation de /’„ Eveque de passer une journée avec lui , afin d’etre en état„ de donner a Vôtre Majesté une relation des plus exaffes de,, ce feu extraordinaire qui vient du Mont Gibello, à 15 mil-„ les de cette Ville , dont la vue fait horreur , la quantité,, de matières est immense ( car il a 15 milles de longueur ,„ & sept de largeur ) & qui par sa devastation terrible , &,, la vitesse de ses progrès pourrait être nommé une inonda-„ tion , un deluge de feu , de cendres , & de pierres enflam-„ mées , brûlant avec une telle violence , ce que J’ ai vâ„ de mes propres yeux , qu il s’ avança de la longueur de„ stx cent verges dans la mer fur un mille de largeur . Ce,, qui augmenta mon admiration fut de voir cette matière dans„ la mer comme des rochers rabotteux & brûlants fous qua-,, t r es brasses d’eau , & élevée à la hauteur de deux brasses„ audeffus de la mer même. Dans quelques endroits le feu e-„ toit liquide, & âetachoit fans beaucoup de violence les pier-,, res qui l’environnaient, lesquelles comme des croûtes énormes„ toutes rouges & brûlantes , tombaient à chaque instant dans„ la mer cd & ld , faisant un bruit horrible , beaucoup de„ fumée , & un sifflement dans la mer jusqu à ce que se,, succédant continuellement, ellessaisoient un fondement trés ferme„ & solide dans la mer même . J y refldi depuis le famé-,, di à neuf heures du matin jusqu au lendemain à sept heu-„ res ( ce doit avoir été vers le milieu , ou la fin du mois„ d’Avril ) & cette montagne de feu , pierres , & cendres„ / etoit avancée dans la mer à 20 toises aumoins en plu -„ fiieurs endroits . JÍu milieu de ce feu qui bruloit dans la„ mer, il s’etoit formé comme une riviere avec ses bords e-,, scarpés & raboteux de chaque côté j c ’ est dans ce canal„ que coule la plus grande quantité de ce feu qui est le plus„ liquide , & fur lequel flottent de grosses pierres de la
„ même composition , & des cendres rouges & ardentes . U,, y a des conduits secrets ou des ruisseaux de cette ma -,, tiere liquide qui communiquent leur chaleur plus ou moins par„ tout, & fondent & refondent les pierres & les cendres qu„ elles rencontrent . Lorsqu ils rencontrent des rochers , ou,, des Maisons bâties ( comme le font un grand nombre ) ils33 s e f on ^ ent avec la même matière, & font emportés par le,, feu . Lorsqu’ ils trouvent d’autres matières composées ,( a,, ce qu on me dit ) ils lesréduisent en cendres, ou en chaux.,, La composition de ce feu , de ces pierres , & de ces cen-„ dres , est de soufre ', de nitre , de mercure , de Sel ^Ammoniac,,, de plomb , de fer , de bronze , & de toutes sortes de métaux .,, Son mouvement n est pas régulier , & il ne fuit pas toujours„ les penchans * en quelques parts il a fait des montagnes d’un„ Vallon , & quelques montagnes, qui netoient pas bien élevées ,
„ son*
* Having heard the fame remark with respect to the lavas of Ve-suvius, I determined, during an eruption of that Volcano, to watchthe progress of a current of lava , and I was soon enabled to com-prehend this seeming phænomenon ; though it is, I fear , very diffi-cult to explain. Certain it is , that the lavas , whilst in their mostfluid state , follow always the law of other fluids ; but when ata great distance from their source , and consequently incumberedwith scoriae and cinders, the air likewise having rendered their out-ward coat tough, they will sometimes ( as I have seen ) be forcedup a short ascent, the fresh matter pushing forward that which wentbefore it, and the exterior parts of the lava acting always as condu-ctors
* J ’ ai entendu faire la même remarque par rapport aux laves duVésuve , d efl ce qui m' a décidé de veiller sur le pr ogres d’ un cour-ront de lave pendant une eruption de ce Volcan, & J’ai bientôt été enétat de comprendre ee phénomène , quoiqu * il y ait peutêtre de la diffi-culté pour moi à F expliquer . 11 est trés certain que les laves pendantqu' elles font dans F état de fluidité , suivent les loix de tous les au-tres fluides , mais quand elles font éloignées de leur source , & neces-sairement embaraffées de scories , & Je cçndres , & F air ayant aujjiendurci leur surface , elles font quelques fois , comme Je F ai vâ , for-cées de monter un peu , la matière nouvelle pouffant celle qui la pré-cédait , & les parties exterieures de la lave agissant tomme des con-
du-
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