Buch 
Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
Entstehung
Seite
15
JPEG-Download
 

— (5

Bouillon, dont les velléités d’indépendance donnaientalors quelque souci à la cour de France.

Quoi qu’il en soit, Turenne se résigna facilement,à n’être que le second, sous un général en qui lemérite répondait à la naissance. Chargé de couvriravec la cavalerie le siège de Cliieri, ou Quiers(octobre 1639), il en imposa aux Espagnols, qui lais-sèrent prendre cette ville sans rien tenter. Cependantl’armée française, en se portant ensuite sur Carignan,où elle devait s’installer en quartiers divers, faillitse trouver prise entre le corps du prince Thomas etcelui du marquis de Lleganès, gouverneur du Mila-nais pour le roi d’Espagne. Elle fut tirée de ce mau-vais pas par Turenne, qui devança le prince Thomasau défilé du pont de la Santena, le mit en déroutequand il se présenta et ouvrit ainsi le passage aucomte d’IIarcourt, dont Lleganes n’avait pu, de soncôté, briser la résistance. Après cette brillante affaire,connue sous le nom de combat de la route de Quiers— ou simplement de « la Route » (20 novembre), lesFrançais atteignirent sans encombre Carignan, et leshostilités furent suspendues..

La mauvaise saison n’empêcha pas Turenne, quiavait le commandement par intérim, de foire plu-sieurs petites expéditions, en vue de permettre àl’armée de s’étendre et de subsister plus à son aise :il s’empara ainsi des petites places deBuscaet.deDronero, sur la Maira, et réussit à ravitailler lacitadelle de Turin, sous les yeux du prince Thomas,qui était maître delà ville. Au printemps de 1640,le comte d’Harcourt reprit la campagne et se portaau secours de Casale, que Lleganes assiégeait avec