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20,000 hommes. Le général français, qui n’avaitque 7,000 hommes de pied et 3,000 chevaux, confiasa cavalerie àTu.renne et mena son infanterie, divisée^■n trois corps, à l’attaque des lignes espagnoles. Labataille fut acharnée; mais le vicomte en assura legain en prenant l’ennemi à revers. La cavalerieespagnole, qui revenait à la charge et manoeuvraitpour envelopper le comte d’IIarcourt, se retira devantla ferme attitude de Turenne; celui-ci se mit alors à lapoursuite de l’ennemi, auquel il enleva 1,800 hommes,12 canons, 24 drapeaux et une grande quantité devoitures de munitions et de bagages. La perle totalede LIeganes s’élevait à plus de 5,000 hommes(29 avril).
Le comte d’Ilarcourt, désireux de mettre à profitl’ardeur que cette victoire signalée avait communi-quée aux troupes françaises, réunit un conseil deguerre « pour y résoudre quelque nouvelle entre-prise ». Turenne fit décider qu’on irait mettre lesiège devant Turin, contrairement à l’avis des autresolïiciers généraux, qui soutenaient qu’on ne pouvaitassiéger sans témérité, avec 10,000 hommes, uneville où il y avait 12,000 hommes de garnison et quipouvait être secourue à bref délai par les 15,000 quirestaient encore à LIeganes. Le vicomte fit valoir que,malgré les avantages remportés, les allai res du roiseraient absolument perdues en Piémont, si le princeThomas, déjà maître de Turin, parvenait à fairetomber la citadelle; or, on ne pouvait empêcher lachute de celle-ci qu’en chassant l’ennemi de la villeelle-même. Le comte d’IIarcourt se rangea à cet avis etchargea Turenne de couvrir le siège contre LIeganes.