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suédois les empêcha de secourir à temps Ratisbonne;mais quand Ferdinand, après avoir enlevé Donau-wœrtli, eut investi Nœrdlingen, Ilorn et Bernhardde Weimar réunirent leurs armées pour sauver cetteville et vinrent prendre position à Bopfingen. Ilsn’avaient que 25,000 hommes à opposer aux 40,000dont disposait le roi de Hongrie, récemment rejointpar un corps d’Espagnols et d’Italiens sous le cardi-nal-infant et le marquis de Lleganes: aussi llornétait-il d’avis de n’engager aucune action avant l’arri-vée des renforts que lui amenait le rheingrave Olhon-Louis, un des meilleurs généraux du parti ; mais leduc de Weimar insista pour qu’on attaquât sansretard l’armée impériale, bien que, à l’avantage dunombre, elle joignît celui du terrain. Cette ardeurinconsidérée causa la perte de l’armée suédoise, àlaquelle Ferdinand, ou plutôt Gallas, infligea devantNœrdlingen une défaite sanglante (6 septembre4634); elle y perdit 12,000 hommes, dont 4,000prisonniers, toute son artillerie et tous ses bagages ;Ilorn tomba entre les mains de l’ennemi, et Bernhardn’échappa au même sort que par une fuite précipitée.
Ce fut un vrai désastre pour la cause protestante.La Saxe et le Brandebourg s’empressèrent de l’aban-donner pour faire leur paix particulière avec l’em-pire; et, tandis que Jean de Wœrth reconquérait lePalatinat et Piccolomini la Franconie, Gallas et leroi de Hongrie, s’avançant jusqu’au Rhin, bail aientle rheingrave O thon-Louis devant Strasbourg (20 sep-tembre). Bientôt toute l’Allemagne méridionaleretomba au pouvoir des catholiques, qui y répan-dirent la terreur, et les Suédois perdirent du coup le