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prestige que leurs précédentes victoires leur avaientvalu.
Au milieu du découragement général, Oxenstjernamontra seul de la fermeté; il réclama l’assistance dela France et n’eut pas beaucoup de peine à convaincreRichelieu, qui, débarrassé maintenant des pires enne-mis de son pouvoir et libre de ses plus grands soucisà l’intérieur, pouvait reporter au dehors son atten-tion et ses forces. Le cardinal commença par nouercontre l’Autriche et l’Espagne, plus étroitement uniesque jamais, un solide faisceau d’alliances. Des traitésfurent conclus successivement : à Paris, avec lesProvinces-Unies pour la conquête et le partage desPays-Bas espagnols; à Rivoli, avec les ducs deSavoie, de Parme et de Mantoue, en vue de chasserles Espagnols du Milanais, qui serait partagé entreces trois princes; à Compiègne, avec la Suède, quiremettrait « en dépôt » aux Français les places queses troupes occupaient en Alsace, contre un secoursde 12,000 hommes et l’allocation de nouveaux sub-sides, plus exactement payés que les anciens ; à Wesel,enfin, avec le landgrave de Ilesse-Cassel, qui, égale-ment subventionné, s’engageait à mettre des troupesà la disposition de la France. Ajoutons qu’une trêvede vingt ans, conclue, grâce â la médiation de Riche-lieu, entre la Pologne et la Suède, devait rendre àcette dernière toute sa liberté d’action. — Ces nom-breux traités annoncent le développement que laguerre va prendre; quatre armées, s’élevant â plusde cent mille hommes, vont être simultanément misessur pied par Richelieu, et les hostilités, jusque-làcirconscrites à l’Allemagne, s’étendront aux Pays-