— 38 —
den et celle de Rœttèln (') suivirent de près cet avan-tage signalé et l’armée weimarienne alla mettre lesiège devant Brisacli. Richelieu se décida alors àenvoyer des renforts à Bernhard, qui, puissammentsecondé par Tu renne et Guébriant, triompha de larésistance de Brisacli et termina cette campagneaussi glorieusement qu’il l’avait commencée f).
Partout ailleurs, à la vérité, les résultats de lalutte étaient demeurés incertains. Les maréchaux dela Force et de Châtillon avaient dû lever le siège deSaint-Omer à l’approche de Piccolomini, et, de partet d’autre, on s’était consumé devant de petites placessans importance réelle. Le duc de Longueville en fitautant en Franche-Comté, où il était opposé au ducde Lorraine, et où tout se passa en escarmouches.Enfin, sur la frontière d’Espagne, Condé vit sesentreprises échouer par suite du peu d’entente de sesdeux lieutenants, les ducs de la Valette et d’Épernon.Une armée et une escadre espagnoles vinrent simul-tanément au secours deFuentarrabia, qu’il assiégeait :Sourdis, l’amiral de France, détruisit la flotte dansla baie de Guetaria; mais l’armée réussit à forcer leslignes françaises.
Quant à Baner, il continuait à tenir la campagneen Allemagne avec autant, d’activité que le lui per-mettaient l’épuisement des provinces qui en étaient lethéâtre et la faiblesse de ses moyens, tant en hommesqu’en argent. S’il ne parvenait à remporter aucunsuccès notable, du moins empêchait-il ses ennemis deprofiter de leurs avantages.
“ Rothelin ”, dans les relations françaises.
(-) Voir page 13.