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Alsace, fui arrêté et détenu jusqu’à ce que le comtede Guébriant eût conclu avec les chefs (*) des Wei-mariens le traité qui faisait passer, ou plutôt resterceux-ci au service de la France (3 octobre 1G39).« Ces excellents soldats apportèrent sous les dra-peaux français les institutions et les méthodes deGustave-Adolphe, perfectionnées encore par Bernhard.C’est ainsi que se maintint sans interruption la chaînedes progrès de l’art militaire : du héros suédois etde ses lieutenants elle passe aux grands généraux dusiècle de Louis XIV, et l’on peut dire que ceux-cifurent les disciples et les continuateurs de ceux-là » ( 2 ).
Le duc de Longueville reçut le commandement del’armée franco-weimarienne, avec Guébriant poursecond. Mais celui-ci en fut le véritable chef. Lon-gueville, plus diplomate que guerrier, s’en rappor-tait à son maréchal de camp, aussi bien pour la pré-paration des plans que pour leur exécution. Guébriantne changea rien aux projets de Bernhard, c’est-à-direrésolut d’agir au cœur de l’Allemagne, conjointementavec Baner. Il passa le Rhin, rallia les Ilessois, qu’unnouveau traité conclu avec la landgrave régente deHesse-Cassel, Amélie-Élisabeth de Ilanau, mettait àla disposition de la France, et hiverna sur la rivedroite du fleuve pour être en mesure de commencerde bonne heure ses opérations l’année d’ensuite.Le nouvel empereur, Ferdinand III, craignit pour
(') Après la mort de Bernard, ses lieutenants avaient forméune sorte de conseil de direction et pris le nom de directeurs : lesprincipaux étaient Rodolphe d’Erlach, Taupadel, Oelioim, Rein-hold Rosen, Schmittberg et le comte de Nassau.
{-) Colonel Lecomte, Éludes d'histoire militaire.