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grossie d’un contingent de 8,000 hommes fourni parles ducs de Brunswick et de Lunebourg, pénétra enTlmringe et offrit la bataille à Piccolomini, qui nel’accepta pas et attendit patiemment dans ses retran-chements de Saalfeld que la disette forçât l’ennemi àla retraite. En effet, dès le mois de juin, Baner etGuébriant, qui d’ailleurs s’entendaient peu, se sépa-rèrent et gagnèrent, celui-ci la liesse, celui-là lepays de Brunswick. Des deux côtés, on acheva l’annéedans une complète inaction. Il convient, toutefois, designaler deux affaires assez chaudes entre descorps détachés, l’une, marquant le commencement,l’autre, la fin de cette courte campagne : le 24 avril,pendant que Baner se repliait par la Misnie, 9 régi-ments suédois, commandés par le général Witten-berg, furent surpris près de Plauen par un lieutenantde Piccolomini, le général Bredow, qui les mit endéroute. Au mois de novembre, le colonel ReinholdRosen vengea cet échec en battant à Ziegenhain lemême Bredow, qui péril dans le combat.
Campagne de 1041. — Cette campagne fut inau-gurée en Allemagne par une entreprise pleine dehardiesse. Au fort de l’hiver, Baner leva ses quar-tiers, réunit les 15,000 hommes qu’il avait sous lamain aux 6,000 dont disposait Guébriant et marcha,par Ilof et Schwandorf, sur Ratisbonne, où la Diètecatholique était alors assemblée sous la présidence del’Empereur. Le général suédois opéra avec tant dediligence qu’il faillit enlever Ferdinand 111 lui-mêmependant qu’il élait à la cbasse. Mais au jnoment oùil s’apprêtait à franchir le Danube sur la glace, un