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le Josephsberg et, le Scliœnberg, entre lesquelles deuxpetits affluents de la Dreisam creusent les ravins deGüntliersLhal et de Merzhausen (Ilexenthal). Quant àla ville elle-même, dont les Bavarois venaient de serendre maîtres, elle était entourée de hautes muraillesflanquées de tours carrées, et avait quatre faubourgsenveloppés par une simple « chemise » ; elle devaitd’ailleurs rester en dehors de Faction ( 1 ).
Mercy, l’un des généraux du temps les plushabiles à tirer parti du terrain, n’avait pas manquéde mettre à profit les avantages de la position que l’onvient de décrire. Sa droite, que formait la cavalerie,sous Jean de Wœrth, était appuyée à la Dreisam;son centre se trouvait sur la route de Brisach, enavant des villages de St. Georgen, de Wendlingen etd’Uffhausen (où était établi le quartier général); sagauche s’étendait sur le Scliœnberg, derrière les vil-lages de Leutersberg et d’Ebringen. Par suite, le frontbavarois formait un angle obtus, dont le sommet,tourné du côté de l’ouest, était marqué par un ou-vrage de campagne palissadé et fermé à la gorge ; cefortin, qui barrait la route du Bhin, était armé de5 canons lourds et occupé par 600 hommes. A droite,jusqu’à la Dreisam, à gauche, jusque sur le Scliœn-
( 1 ) Elle figure naturellement sur tous les plans de la bataille,mais presque tous (y compris le plan si soigné qui se trouve dansl’atlas du duc d’Aumale) représentent la place avec l'enceintebastionnée dont Vauban l’entoura lorsque la paix de Nimègue(1679) l’eut donnée à la France. Une autre erreur commune à laplupart des plans dont il s’agit consiste à donner au Josephbergle nom de Lorettoberg, qu’il ne prit que plus tard, lorsqu’on yeut élevé une chapelle à la Vierge (Lorettokapelle), précisémenten mémoire des combats de 1644.
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