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que commandait Jean de Wœrth.Mais Mercy fit têteavec vigueur et, comme dit Gramont, battit Rosen« dos et ventre ». Après quoi, il se remit rapidementen marche, ne se souciant pas de se mesurer de nou-veau avec l’année française, dont le gros n’était plusfort éloigné; le lendemain 11, il atteignait Scliœn-berg, au delà de Villingen, et le 15 arrivait à Rot-tenburg, sur le Neckar ('j, où il prenait ses canton-nements. En somme, l’ennemi n’avait eu de lui quequelques convois attardés. D’Ànguien et Turennefurent assez désappointés de voir l’ennemi leuréchapper. Mais ils n’étaient pas en mesure, faute devivres, de le poursuivre au delà des montagnes, et lelendemain 11 ils ramenèrent leur armée à Denz-lingen.
Ainsi prit fin la série de combats, que l’on a cou-tume d’appeler « bataille de Fribourg », bien que ledernier, tout au moins, n’ait aucun lien tactique avecceux qui le précèdent. « Comme Mercy avait étéforcé de décamper, on donna l’honneur de la victoireau duc d’Anguien; cependant la gloire avait étépresque égale entre les vainqueurs et les vaincus, etla retraite bien ordonnée de Mercy, en présence d’unennemi pressant, n’était pas moins honorable que lavictoire du prince, qui avait surmonté les obstaclesde la nature et de l’art pour l’attaquer. » (Ramsay.)Il faut d’ailleurs rendre cette justice au duc d’An-guien, qu’il triompha avec modestie; toutefois, ilétait parfaitement en droit d’écrire à Mazarin : « Si
(') Et non Rothenbui'g, sur la Taubor, comme une faute d'im-pression, sans nul doute, le faire dire au duc d’Aumale.