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Cependant, l’armée franco-vveimarienne s’étaitassez vite refaite dans ses cantonnements, grâce auconcours empressé que Turenne trouva auprès deM. de la Ferlé, gouverneur de la Lorraine, grâceaussi à trois mois de solde arriérée qu’il parvint àobtenir en une fois de Mazarin, — non sans peine,comme en témoigne leur correspondance. « De cettemanière, la cavalerie, qui montait à 5,000 chevaux,et l’infanterie, à 6,000 hommes de pied, avec15 pièces de canon, furent prêtes, vers la fin du moisde mars, à repasser le Rhin, sur un pont de bateaux,que l’on fit faire à Spire. »
Le maréchal avait hâte de reprendre la campagne.En ce moment, l’Empereur avait fort à faire avec lesSuédois, car Torstenson, après s’être débarrassé deGallas, avait conçu le projet de pénétrer de nouveaudans les États héréditaires et de dicter la paix sousles murs de Vienne. En janvier 1645, il était entréen Bohême, et malgré le secours important envoyépar Mercy, il avait totalement battu le nouveaugénéral en chef de l’armée impériale, le comte deHatzfeld, à Jankau — ou Jankowitz, — au nord deTabor (5 et 6 mars). D’autre part, la France avaitdécidé le fameux Rakoczy â recommencer la guerrecontre l’Autriche, en lui promettant d’importants sub-sides, et 20,000 Transylvains marchaient vers laMoravie pour y rejoindre les Suédois. En attendantque Ferdinand III eut reformé une armée au moyende nouvelles levées, il ne restait plus aux catholiques,dans toute l’Allemagne, que le corps bavarois deMercy, de qui seul dépendait le sort de l’empire. Or,Mercy était réduit à 7,000 hommes, tout au plus,