avait brusquement quitté Feuchtwang, le 4 mai, avaitatteint dans la soirée Brettenfeld, sur la Blau, où sestroupes avaient pris quelques heures de repos, etle 5, de bonne heure, se trouvait à Bartenstein, oùil commençait à se déployer.
L’armée bavaroise était rangée sur deux lignes,l’infanterie, commandée par Bauschenberg, au centre,la cavalerie aux ailes, sous Rpeerreuter (droite) etJean de Wœrth (gauche); 3 escadrons étaient placésen réserve derrière le centre ; 2 autres escadronsgardaient le parc, laissé en arrière de Bartenstein.
L’artillerie (9 pièces), établie sur le front, engageal’action par une canonnade sans grand effet; maisbientôt Mercy, voyant l’armée ennemie se grossir peuà peu par l’arrivée de nouveaux détachements, portason centre à l’attaque du bois de llollenbach. L’in-fanterie qui l’occupait ne fit aucune résistance : aprèsune seule décharge, elle jeta ses armes et s’enfuit;Rosen fut fait prisonnier en cherchant à la rallier.
Pendant ce temps, Turenne s’était élancé avec sacavalerie sur l’aile droite ennemie, avait rompu lapremière ligne et ébranlé la seconde. Mais la déroutede la droite française avait laissé le champ libre àJean de Wœrth, qui, filant derrière le bois de Hollen-bacli, vint prendre le maréchal à revers. Menacésd’être enveloppés, les escadrons weimariens se déban-dèrent à leur tour, et Turenne, en danger d’être pris,dut se frayer un passage l’épée à la main. Il cherchaun refuge dans le bois d’Herbsthausen, au delà duquelil trouva 3 régiments de cavalerie attardés, qu’ilchargea de couvrir la retraite. Heureusement, l’en-nemi ne poursuivit pas immédiatement, Mercy ayant