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leur arrivée, en deçà d’un assez grand bois qui cou-vrait le village au sud. En indiquant de préférencecette position, le maréchal se proposait de dissimulersa faiblesse aux assaillants, et aussi, à ce qu’il nousapprend lui-même, de se ménager la possibilité defaire à temps sa retraite, au cas où la lutte sembleraitdevoir être trop inégale. C’eût été, en effet, le plussûr parti à prendre, car il était évident qu’une partieau moins de la cavalerie no pourrait pas rejoindre,ou arriverait trop tard.
Malheureusement, Rosen comprit mal, ou bienjugea plus avantageux de placer les troupes en avantdu bois, et quand Turenno arriva sur les lieux, « l’en-nemi était trop proche pour qu’on pût changer de pos-ture » ; il ne lui restait donc plus qu’à tirer le meil-leur parti possible du terrain. Un petit bois se trouvaità environ 500 mètres sur la droite (au sud-est) dupremier, vers le village de Ilollenbach : il y jeta soninfanterie, avec deux escadrons en soutien, puisforma sa cavalerie sur une ligne à gauche, dans ladirection de Adolzhausen ; deux escadrons furent éga-lement placés en réserve de ce côté ; quant à l’artil-lerie, elle était encore fort en arrière d’IIerbsthausenet ne devait prendre aucune part à l’action. Le ma-réchal donna le commandement de la droite à Rosenet se mit lui-même à la tête de sa cavalerie.
C’était à la vue de l’ennemi que se prenaient cesdispositions, car Mercy avait vraiment marché avecune rapidité extraordinaire. Informé de la dissémi-nation des quartiers français, au moment où l’arrivéedes renforts envoyés par l’électeur de Bavière venaitde reporter son armée à 12,000 hommes environ, il