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réunie quatre heures plus tôt. C’est un des prin-cipes les plus importants de la guerre que l’on violerarement impunément : rassembler ses cantonnementssur le point le plus éloigné et le plus à l’abri del’ennemi ».
On ne saurait nier cependant que ce soit bien à lafâcheuse dislocation dont Turenne n’hésite pas à s’ac-cuser, que doive être surtout attribuée la perte de labataille, car, bien que les inconvénients en aient puêtre atténués par les ordres ultérieurs du maréchal,c’est incontestablement de là que proviennent la pré-cipitation et la confusion avec lesquelles se firent lespréparatifs du combat. Toutes ces troupes accourantau dernier moment de droite et de gauche n’avaientpas le temps de se remettre et, de fait, ne se remirentpoint.
Il est vrai que cela tient aussi à cette concentra-tion sur la gfand’garde, que blâme à juste titre Napo-léon, au nom des principes, et dont un malentenduou une erreur volontaire de Rosen aggrava encoreles conséquences. Néanmoins, « la concentrationsur un point situé trop en arrière, comme Mer-gentheim, ne valait pas beaucoup mieux, si l’on con-sidère qu’un rassemblement aussi soudain impliquetoujours une surprise, et qu’en pareil cas il n’estguère possible de se dérober devant l’attaque, sansdésordre et sans pertes : ce n’était donc ni en avant,ni en arrière, mais bien au centre de ses cantonne-ments ou sur une des extrémités de son front, queTurenne eût dû rassembler ses troupes; du moins, ladislocation de ses troupes devait-elle être réglée defaçon que leur concentration pût s’effectuer, le cas