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échéant, de l’une ou de l’autre façon ». (Von Lossau.)
Mais, à y bien réfléchir, la faute la plus grave deTurenne, celle qui, en tout cas, rendit les autres plusdifficiles à réparer, c’est assurément de s’être malgardé et de n’avoir pas pris des mesures suffisantespour être averti en temps utile de l’approche de l’en-nemi. « Étant presque dans la certitude — ainsi qu’ille dit lui-même — que l’ennemi ferait la marche quel’on apprit qu’il lit », il ne devait pas se borner àdes reconnaissances sommaires, d’autant que sa cava-lerie était assez nombreuse pour lui permettre de sefaire éclairer au loin. Puisqu’il était obligé de se dis-perser pour vivre, il pouvait toujours placer un oudeux régiments sur la route par laquelle il attendaitl’ennemi, par exemple à Crettenfeld, qui est à mi-chemin de Mergentheim et de Feuchtwang, ou toutau moins à Bartenstein. De la sorte, il aurait évitéla surprise et la confusion qui s’ensuivit.
Maintenant, après avoir enregistré ces diversescritiques et les propres aveux du maréchal dans sesMémoires, il n’est pas inutile de rappeler le passagesuivant d’une lettre qu’il écrivait au duc d’Anguienpeu de jours après l’événement : « Tout ce que jepuis vous dire de cette action, c’est que si 5 brigadesd’infanterie eussent gardé un tout petit bois le tempsque l’on demeure à faire 200 pas, l’ennemi avaitperdu la bataille, car on rompit toute la cavalerie quimarchait avec son infanterie et l’on prit de cettecharge quinze ou seize étendards (*). » Il faut bienadmettre qu’entre les différentes causes de la défaite
(') Turenne au duc d'Anguien, do Hersfold on Hesse, 10 mai1045.