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de Turenne, il n’en est pas de plus directe et de plusdécisive que celle-là.
De toutes façons, si, « d’une part-, l’issue du combatde Mergentheim est indépendante des mouvementsprécédents et n’en détruit pas le mérite » ('), d’autrepart, elle ne met que mieux en relief l’habileté et lapromptitude avec lesquelles Turenne sut rétablir unesituation qui paraissait désespérée. Ce fut vraiment« un trait de génie de donner à sa retraite la valeurd’un avantage stratégique en ralliant l’armée dans laHesse, sur le flanc du vainqueur, et d’arrêter par ceseul mouvement les progrès de l’ennemi. Le retouraux ponts du Rhin eût ramené les Bavarois sur cefleuve : le ralliement en Hesse les retenait en Fran-conie ». (Duc d’Aumale.)
La landgrave de Hesse ne vit pas toutefois avecsatisfaction un mouvement qui pouvait attirer laguerre dans ses États et chercha à en dissuader lemaréchal; mais celui-ci persista d’autant plus dansson projet de retraite latérale, qu’après son'échec leseul moyen d’obtenir le concours de l’armée hessoiseet du corps de Kœnigsmark, c’était d’aller les cher-cher. En effet, Turenne étant arrivé le 10 mai àIlersfeld, sur la Fulda, la landgrave ne pensa plusqu’à couvrir la Hesse et, non seulement ordonna àson général Geiso ( 2 ) de se joindre à Turenne, maisencore décida Kœnigsmark à en faireautant. Turenneavait déjà opéré sa jonction avec Geiso, lorsque Kœ-nigsmark, qui avait dû demander l’approbation desplénipotentiaires suédois au congrès d’Osnabrück, se
P) Rocquancourt. '
( 3 ) Appelé aussi Geis.
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