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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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réussit à le retenir provisoirement; toutefois, il futconvenu qu’il serait libre de retourner en liesse, sila landgrave ne donnait pas son acquiescement auxprojets du duc d’Anguien. La landgrave n’avait gardede refuser une approbation qui lui était demandée ences termes : «... Je ne craindrai point de vous direque la chose est absolument nécessaire et que vous nesauriez me refuser sans vouloir rompre avec la Franceet sans m’obliger en mon particulier à me porter àtoutes sortes d’extrémités j 1 ). » Seulement, il fallutattendre la réponse, et le duc d’Anguien ne put re-prendre sa marche que le 20 juillet. Il se dirigeatout d’abord droit au sud et résolut d’enlever Dinkels-bülil, qui lui était indispensable pour la protection desa ligne de communication.

A ce moment, selon toute apparence, on n’était pasexactement fixé, au camp français, sur la position del’armée ennemie,, car la tranchée était déjà ouverte,quand un officier prisonnier qui avait réussi à s’éva-der vint avertir Anguien de la présence des Bavaroisà Diirrwang, « ce qui fit rengainer la résolution dusiège en celle de marcher droit à eux, qu’on exécutala nuit même » ( 2 ). Mais Mercy s’était retiré derrièreune ligne d étangs et de marais et, après une canon-nade, qui dura toute la journée (l° r août), les générauxfrançais reconnurent l’impossibilité de le forcer. En

('; Le duc d’Anguien à la landgrave, 11 juillet 1045. Cettelettre 11 e figure point dans la correspondance du duc d’Anguien,donnée en appendice par le duc d’Aumale, mais elle est citéetextuellement par Arkenholz, ffistorische Merhioiirdighciten,die Kœnigin Christine von Schweden betreffend, IV.

( 5 ) Mémoires de Gramont.