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conséquence, ils décampèrent aussitôt la nuit venueet se dirigèrent en toute liàte vers NœrdÜngen, dansl’espoir qu’ils y arriveraient peut-être avant l’ennemi.
II n’en fut rien, et le feld-maréchal justifia une foisde plus cet' éloge d’un de ses adversaires — le plusbel éloge qu’on ait fait de lui, sans contredit :« Dans tout le cours des deux longues campagnesqueM. le duc d’Anguien, le maréchal de Gramontet le maréchal de Turenne ont faites contre lui, ilsn’ont jamais projeté quelque chose dans leur conseilde guerre qui pût être avantageux aux armées duRoi, et par conséquent nuisible à celles de l’Empe-reur, qu’il ne l’ait deviné et prévenu de même ques’il eût été en quart avec eux, et qu’ils lui eussentfait confidence de leur dessein ('). » Tandis que l’ar-mée française marchait par Ivnittelsbach, Fremdingenet Wallerstein, l’armée bavaroise filait parallèlementpar Vittelshofen, Wassertrüdingen et Oettingen, surAllerheim, village situé a trois lieues à l’est de Nœrd-lingen, dans l’angle formé par le confluent de l’Egeravec la Wœrnitz.
La vaste' plaine de Noerdlingen est limitée de cecôté par des collines d’une altitude médiocre, maisqui 11’en ont pas moins un commandement assez no-table sur le terrain à peine ondulé qui s’étend à leurpied. Les deux premières que l’on rencontre envenant de Nœrdlingen sont, au nord, leWenneberg,au sud, l’Allerheimberg, que couronne un châteaufort, le Schloss Allerheim. Le village d’AUerheim
( 1 ) Mémoires du maréchal de Gramont. « Il faut convenir quela mère do pareils généraux est morte depuis longtemps -,ajoute le maréchal en manière de conclusion.