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enfonça la première ligne de Geleen et tomba sur laseconde, qui tint bon. On se battait avec acharne-ment sur les lianes de la colline, lorsque le ducd’Anguien, n’espérant plus de rétablir le combat aucentre et encore moins à droite, se mit résolument àla tête des Ilessois et vint apporter un appui oppor-tun à la cavalerie weimarienne, qui commençait àfaiblir. Un effort vigoureux rendit les Français maî-tres du Wenneberg et Turenne s’empressa de tournercontre Àllerbeiin et ses défenseurs les canons qui setrouvaient dans les retranchements conquis. Anguienfit alors assaillir le village du côté du nord et réussitenfin à y prendre pied. Toutefois, Rauschenberg,qui voyait la défaite de Geleen, mais s’attendait àêtre dégagé par Jean de Wœrth, fit une vigoureuserésistance; il ne devait évacuer définitivement Aller-lieim qu’à la nuit, lorsqu’il lui parut qu’il n’avaitplus aucun secours à attendre (’).
porter en avant. Il paraît au contraire certain que Turenne pritl’initiative de l’attaque et qu’il reçut simplement l’assentiment duprince. C’est du moins ce qu’on lit dans les Mémoires du maré-chal, qui n'était pas homme à s’attribuer un mérite qui no luiaurait pas appartenu. Quant au duc d’Anguien, la décision aveclaquelle il se porta au secours de son lieutenant lui fait assezd’honneur pour qu’il n’y ait pas besoin d’agrandir sa part auxdépens dos autres — et au détriment de la vérité.
(’) Quelques auteurs, parmi lesquels le duc d’Aumale, fontreprendre le village de haute lutte par le duc d’Anguien. 11 paraîtindiscutable qu’au moment où l’obscurité fit suspendre le combat,les Bavarois restaient maîtres d’une partie d’AUerheim et notam-ment du réduit. Cela ressort du reste de ce fait que Turenne fitmettre bas les armes, vers 1 heure du matin, à 2 régimentsbavarois oubliés dans le cimetière, “ qù’on s’empressa de ren-voyer en arrière, de peur qu'ils no s’aperçussent que les leursn’étaient point à 500 pas ».