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cultes du terrain, qui était fort marécageux de cecôté, lorsqu’il se vit brusquement chargé par Jeande Wœrtli : d’après son propre témoignage, « l’ir-ruption de la cavalerie bavaroise causa tant de sur-prise et d’épouvante à la cavalerie française quelles’enfuit à deux lieues de là sans attendre les ennemisà portée de pistolet, chose qui n’aura peut-ètrejamaisd’exemple » (*). Jean de Wcertli tomba alors sur lecorps mixte de Chabot, qui, culbuté à son tour, serelira en désordre derrière l’armée hessoise.
Il est assez vraisemblable que si la cavalerie bava-roise se fût alors rabattue sur Geiso, celui-ci, prisen flanc, se fût difficilement tiré d’affaire. Mais Jeande Wœrth se laissa entraîner fort loin à la poursuitede Gramont (qui lui-même fut fait prisonnier), puis semit à piller les bagages de l’armée française, laissésen arriéré de Deiningen. Quand il revint de cetteexcursion beaucoup trop prolongée, l’aspect deschoses sur le champ de bataille avait changé totale-ment.
En effet,' l’aile gauche française était presque par-venue à ressaisir la victoire. La force des positionsoccupées par l’aile ennemie qui lui était opposée,l’avait obligée d’abord à se tenir sur l’expectative, etson rôle, d’après le plan général de la bataille, nedevait et ne pouvait commencer qu’après que l’atta-que centrale aurait réussi. Mais le centre ayant aucontraire échoué devant Allerheim, Turcnne n’hésitapas ( 2 ) : il escalada les pentes abruptes du Wenneberg,
G) Mémoires de Gramont.
(*j La plupart des historiens prétendent quo ce fut Anguien i
qui, voyant son centre battu, envoya à Turcnne l’ordre de se ï
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